Dieuze double la mise à Colomiers

Même s’il n’a pas officiellement tiré un trait définitif sur sa carrière de footballeur, Nicolas Dieuze (32 ans) est devenu un véritable businessman. Après avoir ouvert un premier espace dédie au foot à 5 à Beauzelle en 2008, il remet ça avec un second Bonitofoot ouvert dans le même secteur nord de Toulouse.

Nicolas, depuis lundi dernier, votre nouveau complexe vient d’ouvrir ses portes à Colomiers. Pouvez-vous nous le décrire ?

Il y a cinq terrains dont un en extérieur, comme dans notre premier établissement. Cette fois-ci, l’espace extra-football est nettement plus spacieux. Il y a évidemment un bar où les joueurs peuvent se rendre avant ou après l’effort, mais aussi un restaurant indépendant* de mes responsabilités, mais bien présent sur le site. Je voulais cela car on m’a souvent sollicité pour du snacking dans le passé. D’autre part, il y a une salle de séminaire et même un espace musée des sports qui va voir le jour en association avec «1 maillot pour la vie» dont je reste président à titre honorifique. Nous avons pour intention de faire venir des écoliers, pourquoi pas des collégiens et leur proposer des thématiques à l’occasion d’une éventuelle sortie scolaire.

Y a-t-il des nouveautés par rapport au Bonifoot de Beauzelle ?

Un espace plus grand avec des détails améliorés, sinon pas de grands bouleversements. La seule chose que je peux préciser, c’est que nous avons installé des panneaux publicitaires rotatifs aux bords des terrains. J’espère que cela nous permettra de créer encore plus de visibilité envers nos partenaires.

Doit-on comprendre que la montée en flèche du foot à 5, a fait réagir l’homme d’affaires que vous êtes ?

Avec mes associés, on s’est vite rendu compte que ça marchait du tonnerre. J’ai des amis qui avaient monté la même chose sur Béziers et Marseille, ça m’a donné envie de tenter ma chance en 2008, juste avant ma signature au Havre. Au départ, j’ai prospecté sur Labège mais en me posant à Beauzelle, je savais que l’environnement d’Airbus pouvait m’être bénéfique. Aujourd’hui à Colomiers, je suis enclavé par des sociétés dynamiques, ce qui est excellent pour nos affaires. Cela fait un an qu’on travaille sur le projet. Un ancien joueur du TFC Laurent Cuesta, vient de monter la même chose juste à côté d’ici (Plaisance du Touch), et je suis sûr que nous n’allons pas nous disputer la clientèle. Le foot à 5 a pris une telle ampleur dans la région, que les actionnaires n’ont pas hésité une seconde à me suivre. On refusait du monde à Beauzelle.

Quel regard portez-vous sur cette discipline ? La pratiquez-vous vous-même ?

Disons que c’est beaucoup moins contraignant que le football à 11 ou que le foot en salle. Monsieur Tout le monde ou même Madame peut venir se faire plaisir sans pression, tout en se dépensant un maximum. Le jeu est intense et chacun touche beaucoup de ballons. Personnellement, je pratique de temps en temps et je prends énormément de plaisir.

Et  le football à 11, c’est définitivement une page qui s’est tournée en ce qui vous concerne ?

Pas encore, disons que je suis en attente et que j’ai d’autres choses à faire pour meubler le temps. Après l’épisode Grenoble (Nicolas n’est plus sous contrat depuis la saison dernière, ndlr), j’ai voulu rebondir aux États-Unis, car le challenge m’intéressait fortement. Avec mon épouse et mon jeune fils, nous étions prêts à faire le grand saut. J’ai réalisé des essais à Boston et à Los Angeles. Une signature était toute proche mais des détails ont changé la donne. En France, j’ai l’impression d’avoir fait le tour du bocal. J’étais sollicité par des clubs de Ligue 2 comme Châteauroux par exemple, mais ça ne me tentait que très moyennement. Déjà, géographiquement, je n’avais pas envie de partir loin de Toulouse. C’était ou une destination exotique, ou rien du tout. Actuellement, je m’entraîne avec Luzenac (National) et je le vis très bien.

Et si un club français à proximité vous propose un ultime challenge ?

Évidemment, je suis toujours en contact avec celui qui me faisait office d’agent. Toutefois, à 32 ans, quand vous arrêtez un an le haut niveau, c’est très difficile de s’y remettre, j’en suis conscient. Si jamais une offre exceptionnelle vient se présenter, je l’étudierai avec soin, mais sans aucune garantie. L’aspect financier ne m’intéresse absolument pas. Si j’y retourne, c’est uniquement pour y prendre du plaisir.

Toulouse, Bastia, Toulouse puis Le Havre et Grenoble. Quel regard avez-vous sur votre passé à haut niveau ?

J’estime avoir donné pour le football français. J’ai de très bons souvenirs en mémoire : notre 3e place avec le TFC en 2006-2007, le fait d’avoir côtoyer un joueur de niveau mondial à l’image de Mickaël Essien (Chelsea) lors de mon passage à Bastia. Je me suis fait plaisir mais j’ai vécu des dernières années compliquées, surtout avec Grenoble avec qui le courant ne passait pas du tout avec le coach en place à ce moment-là.

Des regrets en particulier ?

Un gros, le fait de ne pas m’être reconverti plus tôt en tant que milieu de terrain défensif. Le regretté Gérard Rabier à l’époque, me disait que j’avais plus les qualités pour être un bon milieu plutôt qu’un attaquant. Eric Mombaerts m’a donné la chance d’essayer avec satisfaction, puisque plus tard, c’est à ce poste que j’ai évolué.

Suivez-vous toujours les résultats du TFC ?

Je m’informe des résultats mais par contre, je ne mets plus les pieds au Stadium. Pas parce que je veux tourner la page, mais juste pour des raisons qui ne me regardent que moi. Cette équipe mise en place par Alain Casanova a pris beaucoup de volume sous son commandement. On n’a rien à envier à Lille, le champion de France, en ce qui concerne nos milieux et notre défense. Il nous faudrait juste un vrai tueur devant le but afin de franchir un cap supplémentaire.

Propos recueillis par Mehdi Djebbari

Renseignements et réservations sur  le www.bonitofoot.com

* Le restaurant «La Prolongation» gérée par Moustache

Le foot à 5 fait un vrai carton

Avec la récente ouverture d’un quatrième espace réservé à la pratique sur Colomiers, la banlieue toulousaine est en mesure de répondre à la demande des amateurs de ce sport tonique.

La vague du foot à 5 a rapidement envahi l’Europe, puis la France à partir des années 2000. Avec plus d’un million de pratiquants dans tout le pays, plusieurs complexes adaptés poussaient comme des petits pains. Toulouse évidemment, a suivi le mouvement avec la création de deux centres il y a quelques années : le Bonitofoot géré par Nicolas Dieuze à Beauzelle (2008), ainsi que le Temple du Foot, détenu par l’ex-gardien marseillais Sébastien Maté, du côté de l’Union. L’an dernier, la commune d’Aucamville s’est également équipée et même celle de Plaisance du Touch, sans oublier celui de la Zone Thibaud. Face à la forte demande, notamment du côté des entreprises qui organisent des mini-championnats, les terrains en gazon synthétique font des adeptes en toute saison. Comptez entre 6 et 9 euros par personne pour jouer pendant une heure. Transpiration et bonnes sensations garanties, à condition de réserver.

Bonitofoot: www.bonitofoot.com

Le Temple du Foot: www.toulouse.letempledufoot.com

Futbol Futbol 31: www.ff31.fr

Classico Foot: www.classicofoot.fr



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