Dauphins du TOEC « Nous ne sommes pas un club de mercenaires »

Vincent Gardeau, président du TOEC, et Lucien Lacoste, directeur sportif du club, sont les garants des valeurs des Dauphins

 

Après Coralie Balmy, Ophélie-Cyrielle Etienne et Alexianne Castel l’année dernière, c’est au tour de Mehdy Metella de quitter les Dauphins du TOEC, mais pour Vincent Gardeau, président du club toulousain, « il n’y aura pas de conséquences car notre centre de formation regorge de nageurs exceptionnels qui gardent les valeurs du club. »

Les internationaux français de natation désertent le club des Dauphins du TOEC les uns après les autres, mais loin de déstabiliser le président Gardeau, ce phénomène le renforce dans sa politique de développement du pôle de formation pour alimenter les effectifs séniors du club toulousain. Cela ne semble d’ailleurs pas avoir de conséquences sur les performances collectives, ni sur son attractivité : « Au 4/5e de la saison, nous pouvons d’ores et déjà affirmer que nous serons le premier club de France Elite de la Fédération de natation devant Nice, Amiens ou même Marseille, et ce pour la quatrième année consécutive », explique Vincent Gardeau. Preuve que, malgré les désertions des plus célèbres, les nageurs du TOEC sont nombreux à côtoyer le haut niveau et à y enchaîner les performances. Et c’est bien la densité des sportifs toulousains évoluant en élite qui fait des Dauphins, un club prestigieux, en témoignent les championnats de France Séniors et Juniors, où le club toulousain a envoyé la plus grande délégation. Ainsi, il reste, en 2013, le plus grand pourvoyeur d’internationaux avec 16 nageuses et nageurs à son actif. Et si le président regrette d’avoir perdu quatre de ses cinq meilleurs éléments (Coralie Balmy, Ophélie-Cyrielle Etienne, Alexianne Castel et maintenant Mehdy Metella), il rappelle « que le centre de formation regorge de futurs grands. Le club se renouvèle en permanence et c’est bien là notre force. Le TOEC n’a pas besoin d’aller chercher des champions, il les forme. »

 

Les champions ne sont pas indispensables

 

Le secret d’une telle réussite se trouve dans l’histoire du club et dans les valeurs qu’il affiche. Pour le président Gardeau, « la natation reste un sport individuel mais au TOEC, il se pratique en groupe. » L’esprit d’équipe et de collectif est donc primordial et reste le leitmotiv invariable des dirigeants. Les raisons qui ont poussé les meilleurs à quitter le club se trouvent peut-être dans le détournement de ces valeurs, de l’avis de Vincent Gardeau : « On ne peut pas être licencié dans un club et s’entraîner ailleurs, ce n’est pas notre politique et c’est pour cela que nous avons enregistré des départs. Nous sommes clairs sur ce point, les licenciés du TOEC doivent nager à Toulouse. Nous ne sommes pas un club de mercenaires », précise, inflexible, le président. Autrement dit, si les nageurs souhaitent changer de club, qu’ils le fassent, le TOEC ne cessera de former de nouvelles pépites pour les remplacer. Et le cas de Mehdy Metella n’est pas différent : « il a choisi le bling-bling de Marseille ! Mais cela n’aura pas d’incidence sur le club qui restera, une fois encore, le meilleur de France », se targue V. Gardeau. N’en déplaise aux champions, ils ne sont pas indispensables… Pour preuve, le président du TOEC annonce « cinq ou six très bonnes recrues » la saison prochaine et réaffirme ses intentions de privilégier la formation des futurs grands.

 

Séverine Sarrat



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