Coupe d’Europe de Football; Les oreilles et la queue pour les toréadors espagnols

Eh oui, une fois n’est pas coutume, l’Espagne s’est jouée de l’Allemagne comme du sort qui voulait qu’à chaque grande épreuve, un grain de sable vienne perturber la belle machine… Bien souvent des fautes humaines, entendez des fautes d’arbitrages, qui sonnaient le glas à tout objectif légitime… Ainsi, une génération de grand talent, symbolisée par le tandem Raul-Morientes, mais pas seulement, qui a tout gagné en club et qui est pourtant passée à côté de nombre de rêves promis.

 
Sauf que voilà quelques années, les Torrés, Villa, Fabregas, et consorts s’en sont allés en terre étrangère, plus particulièrement de l’autre côté de la Manche, au pays où la culture de la gagne est une religion. Auparavant ils étaient devenus, excusez du peu, Champions du Monde Junior, Champions du Monde des moins de 20 ans et mêmes Champions Olympiques. Une  équipe de copains qui par bien des côtés nous rappelle, côté français, la génération 98 qui voyait les Zidane, Henry, Lizarazu, Barthès, Petit, Pirès, Thuram, Blanc, devenir Champions du Monde et dans la foulée Champions d’Europe.

 


L’Espagne est donc championne d’Europe, c’est un beau champion pour tout un peuple de passionnés. Comment ne pas craquer devant un tel nectar produit par la “Roja”, un nectar sacrément onctueux. Oui, la fin d’une malédiction qui durait depuis 1964. A cette époque-là, l’Ersnt-Happel Stadion de Vienne avait déjà l’air bien vieillot. Et c’est dans ce stade mythique que, comme les six autres adversaires de l’Espagne, l’Allemagne a finalement cédé, étouffée par la surpopulation au milieu de terrain, tourneboulée par la virtuosité du jeu de passe espagnol. Et puis comme un signe, une illustration, d’une nouvelle ère pour le football espagnol, le but de la finale n’est pas venu d’une action à trente passes comme seule l’Espagne sait le faire, mais plutôt, d’un acte de foi à la britannique. Comme un geste ultime, celui qui fait la différence, cloue l’adversaire sur place et symbolise le don de soi pour le collectif, où seule la victoire est belle si elle est partagée.
Viva España…

André-Gérôme Gallego


Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Le temps imparti est dépassé. Merci de saisir de nouveau le CAPTCHA.