Contrat rempli pour les Bleus des Fénix

© Franck Alix/JT

Brillants de bout en bout, les Français se sont imposés à l’Euro de handball, en disposant du Danemark assez facilement. Parmi eux, deux Toulousains se sont mis en évidence. Le capitaine Jérôme Fernandez, toujours aussi précieux, mais aussi Valentin Porte, véritable révélation de ce tournoi de très haut niveau.

 

Le moins que l’on puisse dire, c’est que le pays hôte du dernier championnat d’Europe aura vécu un calvaire en finale, face aux Français (victoire 41-32 des Bleus). Jamais devant au score, jamais en mesure d’inverser une tendance acquise très tôt par le puissant collectif dirigé par Claude Onesta, le Danemark n’a fait qu’assister impuissant à la consécration du handball tricolore. La majorité des spécialistes vous le confirmeront, remporter un Euro représente le summum du sport proprement dit. Encadré par un Jérôme Fernandez, sans doute pour la dernière fois « capitaine » du navire, ce collectif a tout simplement marché sur l’eau, comme un certain Valentin Porte, actuel joueur des Fénix.

 

Par la plus grande des « Porte »

 

Il avait débarqué en équipe de France sur la pointe des pieds, conscient que la féroce concurrence qui allait se présenter à lui, l’obligerait à rester en retrait. Toujours à l’écoute, Valentin Porte a été auteur de prestations de plus en plus convaincantes avec Toulouse, se sachant dans les bons papiers du grand patron Onesta. Finalement retenu, en dépit d’une béquille contractée lors de la préparation à l’Euro, il s’est offert le luxe de briller à un poste qui n’est même pas le sien au préalable : « Je fais partie de cette grande équipe qui a tout gagné et qui gagne encore. Enfin j’y suis arrivé. Je suis là quand l’équipe gagne. Je les ai vus tant de fois soulever le trophée. Aujourd’hui, je soulève le trophée avec eux. », analysait-il à chaud. Régulier tout au long de la compétition, il a même obtenu le titre honorifique d’homme du match face à l’Espagne, en demies.

 

Fernandez, Monsieur trophée

 

Moins décisif que par le passé, Jérôme Fernandez a rempli son rôle de leader à merveille. Son expérience des grands rendez-vous s’est vérifiée jusqu’en finale, où il se devait de canaliser les moins magnanimes. Lui-même n’aurait pas cru à un tel scénario en finale : Voir cette France donner le mal de mer à des Danois, certainement pas prophètes en leur pays. Depuis l’échec des derniers mondiaux, ce revanchard s’est donné le mal nécessaire pour figurer dans ce groupe, histoire de goûter une dernière fois à la médaille. Blessé plusieurs fois lors des matchs avec les Fénix, il va revenir dans son club, plus motivé que jamais à l’idée de décrocher une place européenne.

 

Mehdi Djebbari



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