Un bon TFC mal récompensé

Malgré leur supériorité dans le jeu, les Toulousains ont partagé les points avec des Marseillais plutôt timorés. Wissam Ben Yedder a ouvert le score, mais Mendes lui a rendu la pareille à trois minutes du coup de sifflet final. Rageant certes, mais le coaching violet n’est pas exempt de tout reproche, sur ce coup-là.

 

Qu’on se le dise, une fois de plus, un match de football dure bel et bien quatre-vingt-dix minutes, sans compter les différents arrêts de jeu. Samedi le TFC, a finalement perdu deux points précieux, laissant l’Olympique de Marseille revenir à un partout, à quelques minutes de la fin du match. Pas forcément inférieurs que leurs adversaires du week-end, les Toulousains se dirigeaient tout droit vers un premier succès en Ligue 1, ayant mis les ingrédients nécessaires au bon déroulement du scénario parfait. Puis le défenseur Lucas Mendes est venu prendre le dessus sur Uros Spajic, suite à un coup-franc déposé par Matthieu Valbuena, arrachant le point du match nul dans un Stadium mi-figue, mi-toulousain après l’égalisation. Finalement, les locaux repartaient aux vestiaires, avec un tout petit point dans l’escarcelle. Pas suffisant pour quitter la zone rouge des relégables. La seule bonne nouvelle à ce jour : le TFC a laissé sa place de lanterne rouge à Sochaux.

 

Toulouse a très bien joué

Plutôt bien en place en première période, les Violets ont bien cadenassé les premiers assauts phocéens. Mieux encore, ils parvenaient à se procurer des occasions nettes, à l’image de cette frappe de Martin Braithwaite, sauvée in extremis par le latéral marseillais (7e minute). Le nouveau dispositif tactique mis en place par Alain Casanova, devrait permettre à certains éléments de se faire plaisir. Ainsi, Pavle Ninkov, placé en piston droit, a été omniprésent et méritait sans doute que sa frappe connaisse un meilleur sort (23e). Bien évidemment, les visiteurs n’allaient pas se contenter de subir. Avec tout le talent qu’on leur connaît, ils réagirent plusieurs fois, mais à chaque fois, Ali Ahamada veillait au grain. Tout se passait très bien, et en toute logique, le TFC ouvrait le score en seconde période. Maladroit mais altruiste, le Danois Braithwaite servait Ben Yedder sur un plateau peu après l’heure de jeu. Le Franco-Tunisien pouvait enfin inscrire son premier but de la saison, dans un but vide (1-0 ; 66e). Assurément, ce but va faire du bien à la pépite toulousaine, toutefois bien discrète depuis cinq journées.

 

La peur de gagner ? Un coaching raté ?

Possédant ce maigre avantage au tableau d’affichage, les pensionnaires du Stadium ont naturellement reculé après l’ouverture du score. Hormis Serge Aurier, qui par deux fois tentait de tromper Mandanda de loin, le reste de l’équipe se contentait de jouer petit bras. A quelques minutes de la fin du match, Alain Casanova se permettait même le luxe superflu d’effectuer du coaching. Les entrants Sirieix et Moubandje se devaient de bloquer les connexions marseillaises, en lieu et place d’un Sylla et d’un Ninkov plutôt bons dans l’ensemble. Malheureusement, toute une organisation a été bouleversée, Lucas Mendes lui, ne se faisait pas prier pour catapulter le ballon au fond des filets, deux minutes après les deux remplacements. A 1 partout, les Olympiens se mirent à presser plus intensément et à inquiéter nos pauvres Toulousains, bien désorientés : « C’est injuste au vu de ce qu’on a présenté, des efforts qu’on a produits. L’idée était de les empêcher de développer le jeu et prendre de la vitesse. Il fallait fermer l’intérieur et défendre en avançant puis sortir très vite. Nous avons un sentiment de frustration par rapport à l’énergie fournie. On savait que ce serait dur et long. Ce sont des moments où quand on est plus en réussite, on marque le deuxième but au lieu de subir une égalisation. Ce soir, les intentions manifestées, les efforts vont faire du bien pour la suite. Il faut qu’on soit capable de faire mal à l’adversaire pour « breaker » et savoir défendre dans ce type d’occasions » , soulignait Casanova, bien désabusé. Ces deux points perdus, il ne les doit qu’à lui-même cette fois, c’est évident. Sans ces deux changements, la dynamique en place aurait pu tenir la dizaine de minutes qu’il restait. Au lieu de cela, Marseille repart avec un point, presque inespéré tant l’équipe d’Élie Baup n’a rien montré d’exceptionnel. André-Pierre Gignac n’a tout simplement pas existé face à un Aymen Abdennour, qui a sorti une prestation XXL samedi. Le Tunisien n’a pas été le seul Toulousain à faire bonne impression. Oscar Trejo a également montré de belles dispositions techniques. Même s’il est parfois un peu lent dans ses transmissions, son profil à la Javier Pastore (PSG), devrait bien aider les actuels avant-derniers de la Ligue  1

 

 par Mehdi Djebbari

 

 

 

 



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