Valentin Porte : « On ne pensait pas pouvoir rivaliser avec le PSG »

A 23 ans seulement, Valentin Porte fait partie des cadres de l’équipe de handball toulousaine. Motivé comme jamais, à l’idée de propulser les Fénix vers les places européennes, il s’extasie à l’idée de disputer un championnat de France aussi relevé. L’ailier international s’est confié à la rédaction, évoquant notamment cet excellent résultat obtenu face au grand PSG, en ouverture de la Division 1.

 

Valentin, le Fénix a réussi à accrocher le PSG à domicile, mais a perdu la semaine dernière à Dunkerque. Dans quel état d’esprit êtes-vous après ces deux rencontres très compliquées de championnat ?

Je ne vais pas vous dire que nous sommes ravis, cependant nous étions très satisfaits de faire jeu égal avec Paris. Avec un peu plus de réussite, on aurait même pu l’emporter. Si quelqu’un nous avait prédit cela, on aurait signé tout de suite car on ne pensait pas pouvoir rivaliser avec eux. Dunkerque, on savait que ça serait très compliqué d’arracher un résultat là-bas. C’est une équipe très collective, bien rodée. Perdre de quatre buts seulement, c’est quand même pas mal. Nous aussi, on doit encore s’adapter. Les deux prochains matchs seront logiquement plus à notre portée, ils nous serviront je l’espère, à véritablement lancer notre saison.

 

On sent que le club a franchi un palier en terme de jeu. Partagez-vous cet avis ?

Oui, nous avons abandonné notre traditionnel système de défense homme-à-homme, qui faisait la réputation toulousaine, pour passer à une défense de zone. Cela demande davantage d’implication, surtout pour nous les ailiers, mais cela a déjà fait ses preuves lors des deux premières rencontres. Nous avons joué contre des formations plus chevronnées, cependant je reste confiant sur l’efficacité de notre jeu. Notre potentiel peut nous permettre de viser les six premières places, même si cela sera compliqué. A part le maintien, nous aimerions viser quelque chose d’autre. Physiquement aussi, nous avons progressé.

 

La réception d’Ivry, un club qui a perdu ses deux premiers matchs, sera donc un test à ne pas rater ce vendredi. Dans quel état d’esprit abordez-vous cette rencontre ?

Pour nous, c’est un nouveau championnat qui commence. Que ce soit Ivry, où même Nîmes chez qui nous irons début octobre, ce sont des adversaires qui seront à notre portée. Sans parler de pression particulière, nous allons aborder ces matchs sereinement, en tâchant de répondre présent aux attentes de notre coach. Nous savons ce qu’il y a à faire. Pour l’instant, il n’y a pas péril en la demeure, en restant sérieux, les fruits de notre travail vont finir par payer.

 

Il y a eu beaucoup de mouvements à l’intersaison. Avez-vous joué votre rôle d’ancien, facilitant l’arrivée des nouveaux venus ?

Bien que je n’aie que 23 ans, j’entame ma sixième saison au club. Comme il y a eu quelques nouveaux ayant presque mon âge, j’ai rapidement tissé des liens avec certains joueurs, leur donnant quelques conseils. Après, ce sont des joueurs de haut niveau, ils savent chacun quoi faire en arrivant quelque part. Nous essayons quand même d’être un maximum solidaires entre nous. Après la défaite à Dunkerque par exemple, on est tous partis boire un pot ensemble. On s’est dit ce qu’on avait à se dire par rapport à notre prestation, le tout dans la bonne humeur. Ce groupe vit très bien, il mérite de concrétiser quelque chose.

 

Redoutez-vous la concurrence ?

Cela fait partie du jeu, mais cela ne me concerne pas actuellement. Avec Pierrick Chelle, qui est aussi formé ici à Toulouse, nous sommes en progression constante depuis que nous bénéficions de la confiance de l’entraîneur. Les dirigeants n’ont pas recruté à nos postes car ils comptent sur nous. Par contre, si jamais je ne suis pas au niveau, je ferai le nécessaire pour retrouver ma place. A moi d’être le plus performant possible afin de ne pas y penser. J’ai connu récemment l’équipe de France. Je me dois de continuer à m’améliorer si je veux y retourner. Il y a un Euro l’année prochaine à disputer, mais chaque chose en son temps, d’abord les Fénix. C’est la priorité absolue.

 

D’autant plus qu’une bonne saison, vous rendra forcément sélectionnable… 

Claude Onesta m’a donné la chance de participer au Mondial 2013, à moi de le convaincre à nouveau, en faisant bien mon boulot à Toulouse. Nous, les plus jeunes, savons pertinemment que l’équipe de France vit en ce moment une période de rajeunissement, il y a des places à prendre. Je ne me prends pas la tête avec cela, si ça doit venir, je l’aurai mérité grâce aux Fénix. Cet été, j’ai davantage pris soin de moi physiquement, car je savais qu’on m’attendrait au tournant cette saison. J’ai perdu quelques kilos et je me sens en phase avec le poste que me confie actuellement Joël Da Silva, notre coach. Reste maintenant à enclencher la seconde, et à engranger des points avec l’équipe ».

 par Mehdi Djebbari



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