TMB : à toi de jouer maintenant !

Le Journal Toulousain est parti à la rencontre du nouvel entraîneur du Toulouse Métropole Basket, en place depuis le début de la saison. Expérimenté, plein de projets, Jérôme Fournier rêve d’une Ville Rose attractive en termes de ballon qui rebondit. Il s’agit de sa première expérience dans le milieu du basket féminin professionnel. Souhaitons-lui qu’elle se déroule du mieux possible.

 

Certes le Toulouse Métropole Basket pointe actuellement à une modeste neuvième place sur quatorze équipes engagées en Ligue Féminine de Basket. Il n’en demeure pas moins que le nouvel entraîneur Jérôme Fournier, demeure confiant pour la suite des événements. Nommé en début de saison, afin de remplacer Matthieu Chauvet qui avait réussi à faire monter et à maintenir le club au plus niveau national, l’ancien responsable du centre fédéral met en place son projet minutieusement : « J’ai pas mal d’expérience dans le basket, mais je ne connaissais pas le monde professionnel féminin. Les nouveaux dirigeants ont su me convaincre, leurs volontés de façonner quelque chose à long terme m’a séduit. Cette saison, il n’y aura pas d’objectif particulier, excepté celui de nous maintenir », détaillait-il, en toute humilité. Forcément, avec un bilan d’une victoire contre quatre défaites, il n’y a pas forcément de quoi fanfaronner. Et pourtant, ce dernier ne veut pas abdiquer aussi rapidement.

 

Un effectif qui lui correspond

 

Afin de pouvoir mettre en place un cinq majeur homogène, complété par un banc suffisamment dense, Fournier a recruté deux Canadiennes tout récemment. Fort d’un excellent relationnel dans le milieu, il a voulu rectifier ce qui lui semblait peu cohérent un tant soit peu : « Adrijana Knezevic et Chay Shegog ne rentraient pas dans la rotation que je souhaitais mettre en place. Avec l’arrivée de Shona Thorburn et de Miranda Ayim, nous possédons de quoi rivaliser avec n’importe qui, sauf Bourges évidemment, qui reste complet en tout point de vue.» On l’a vu lors de la dernière rencontre entre les deux équipes, il y a toujours un énorme fossé d’écart dans de nombreux domaines. Cependant, pendant une mi-temps, le TMB a fait jeu égal avec les triples championnes de France. Une semaine après avoir décroché la première victoire, et pas n’importe laquelle (+14 contre Nantes-Rezé), les filles ont multiplié les progrès. Battues de +25 contre Bourges, elles ont failli créer l’exploit à Charleville (invaincu jusqu’à présent) dimanche dernier, mais ont craqué au terme d’un final haletant (défaite 65-61 des Toulousaines).

Loin d’être résignées pour autant, elles s’affirment davantage défensivement, à l’image de Maud Medenou très présente sous la raquette. Puis sous la houlette de sa joueuse exceptionnelle qu’est Kristen Mann, le jeu offensif prend une forme des plus séduisantes. Absente sur blessure lors des premiers matchs, elle retrouve désormais toutes ses sensations.

 

La jeunesse a également son mot à dire

 

Plusieurs autres éléments participent énormément à l’élaboration de la stratégie du coach Fournier. La jeune Croate Antonija Misura par exemple, effectue un début de saison à la hauteur de la renommée qui la précède. Plutôt habile au shoot, elle semble s’être habituée à ses nouvelles couleurs. Placée seconde arrière depuis peu, alors qu’elle évoluait en tant que meneuse de jeu, elle a permis à Agathe Degorces d’émerger davantage : « Nous avons eu du retard à l’allumage, avec un effectif trop peu équilibré lors de mon arrivée. Aujourd’hui, nous avons une équipe capable de faire de bons matchs et surtout, capable d’engranger des points. On va y arriver, j’en suis persuadé », parachevait le technicien du TMB. Lors du mois de novembre, ses filles vont recevoir par trois fois au Petit Palais des Sports (Arras, Montpellier et Nice). Deux déplacements sont également à prévoir (Landes-Basket et Villeneuve d’Ascq), ils seront néanmoins à la portée des actuelles neuvièmes de LFB. Le spectacle proposé depuis le début de saison, a convaincu plusieurs curieux de se fidéliser auprès du basket féminin. Et si Toulouse en devenait une place forte, grâce à l’émergence de toutes ces joueuses ? Il faut dire que si l’on attend après les garçons, on n’est pas prêt d’espérer quelque chose…

 

par Mehdi Djebbari



Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Le temps imparti est dépassé. Merci de saisir de nouveau le CAPTCHA.