Sports Colomiers / Philippe Briançon : « Maintenir cette belle dynamique »

Rencontre avec Philippe Briançon, actuel adjoint des sports à la mairie de Colomiers. Il nous parle de la récente montée de l’USC en National (football), du bon début de saison des rugbymen de l’US Colomiers, mais aussi de toutes les autres disciplines qui font de sa commune de toujours, un pôle dynamique et attractif pour les sportifs locaux.

 

Colomiers a toujours été un bastion du sport en Haute-Garonne. Comment avez-vous perçu la récente montée du club de football en National ?

 

Nous avons tous été surpris par cette accession aussi rapide. Il faut savoir que le club avait déjà connu deux montées en quatre ans, sous la houlette de Frédéric Pons. Dans la même dynamique, William Prunier a su créer un groupe uni, qui a cru en ses chances jusqu’au bout. D’ailleurs, si vous regardez son équipe actuelle, nombreux sont les joueurs issus de notre école de football. A cela, nous avons ajouté quelques éléments extérieurs, pour l’instant ça se passe plutôt bien. Nous sommes actuellement neuvièmes et visons toujours le maintien.

 

William Prunier était-il l’entraîneur qu’il fallait, pour que le football prenne une nouvelle dimension ?
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Ce serait réducteur de dire cela, par rapport à tout ce qu’a fait son prédécesseur avant lui, notamment en termes de formation. Toutefois, c’est quelqu’un qui sait ce qu’il veut et qui connaît bien le monde du football. Il a apporté un supplément d’âme et n’est pas étranger à la bonne ambiance qui règne. Il s’appuie sur nos jeunes et essaie de pratiquer un football attractif. Le président Ahmed Aït-Ali, avec qui nous travaillons main dans la main, ne s’est pas trompé en tout cas.

 

En ce qui concerne le rugby, que pensez-vous du début de saison de l’US Colomiers ?
(Colomiers est actuellement 4e à 5 points du 1er : Lyon)

 

Cela ne se passe pas trop mal pour le moment, même si Béziers nous a donné du fil à retordre le week-end dernier. L’USC reste invaincue à domicile, mais le championnat de Pro D2 est très, très long encore. Nous connaissons tous le fossé qu’il existe entre cette division et le Top 14, alors ne nous prenons pas pour d’autres, nous sommes très bien à notre place. Après, s’il devient possible de jouer les premiers rôles toute la saison, il faudra mettre toutes les chances de notre côté. Je n’oublie pas qu’il y a deux ans, nous étions encore en Fédérale 1, alors ne soyons pas pressés.

 

Estimez-vous que la présence d’un joueur du calibre de David Skréla, formé au club qui plus est, peut déclencher une dynamique encore plus positive ?

 

En tant qu’ancien dirigeant du club, vous ne pouvez pas imaginer à quel point cela fait plaisir de voir un gamin revenir après une si belle carrière. David a joué à Toulouse, à Paris, à Clermont, il a été international, il s’agit d’une grande fierté pour le club de l’US Colomiers. C’est le début d’une nouvelle belle histoire et ça se passe assez bien depuis son arrivée. Il tient parfaitement son rôle en apportant son expérience et sa sérénité.

 

Votre commune respire le sport. Pouvez-vous nous donner des détails sur le récent complexe sportif de Capitany ?

Effectivement, il n’y a pas que le rugby et le football ! Nous obtenons également de bons résultats en natation synchronisée et en basket-ball, entre autres. En ce qui concerne Capitany, nous n’avions pas attendu que nos footballeurs intègrent le National pour y réfléchir. Cela date d’avant 2008. Le projet était de bâtir une maison des activités uniques, sans oublier la rénovation des structures déjà présentes. Désormais tout se regroupe sur un beau projet de 14 hectares, avec une réhabilitation de la piste d’athlétisme et du gymnase. Nos équipes de football peuvent s’y entraîner et accueillir des matchs. Auparavant, nous étions obligés de demander une dérogation à la Fédération Française de Football, afin de pouvoir jouer sur notre ancien terrain vétuste, non homologué. Notre club de foot avait besoin d’entrer dans une nouvelle dimension, si l’on se base à nos bonnes performances d’ensemble. Cela concerne environ 625 licenciés, ce qui n’est pas rien dans une commune de 31000 habitants.

 

Il y a aussi le club de tennis, petit bijou qui accueille régulièrement le Français Kenny De Schepper entre autres…

La restructuration du club de tennis faisait partie du programme de notre mandat sportif, tout comme celle de l’espace nautique puis de Capitany. Comme les finances de la ville nous l’ont permis, nous avons créé un espace à la hauteur des ambitions du club de Colomiers. Qu’elles soient licenciées ou non, plus de mille personnes ont accès à des installations de top niveau. Nous figurons parmi les meilleures équipes du département, et certains joueurs comme Kenny De Schepper y trouvent un cadre idéal.

 

Vous devez être un adjoint aux sports comblé ?

Mes parents ont débarqué à Colomiers, j’avais six mois à peine ! Désormais, un de mes rôles majeurs est d’aller superviser tout ce qui se passe à l’échelle sportive, de passer du temps sur le bord des terrains. J’y prends énormément de plaisir à chaque fois, que cela concerne les plus jeunes ou bien les plus grands. Très souvent, lors des manifestations, je retrouve des anciens avec qui j’ai pu grandir ou jouer au rugby à l’USC lorsque j’étais adolescent. Tout ceci me permet de me replonger dans mes souvenirs, je me rappelle alors des grands moments de l’histoire de Colomiers*.

 

*L’US Colomiers rugby a remporté le Challenge Européen en 1998, a perdu une finale de H-Cup l’année suivante contre l’Ulster et a également perdu une finale de championnat de France en 2000, contre le Stade Français.

 

 par Mehdi Djebbari



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