Dallard : « Cette équipe méritait mieux »

Arrivé en tant qu’homme providentiel au sein de la présidence des Fénix en début de saison, Philippe Dallard fait le point sur la saison des Fénix, officiellement maintenus en Division 1. L’an prochain, le club tentera de franchir un cap, mais d’abord, place à des vacances bien méritées.

 

Président, les Fénix effectueront un déplacement à Cesson lors de l’ultime journée. Officiellement maintenus, vos joueurs iront en Bretagne sans la moindre pression. On vous imagine satisfait de cet objectif atteint ?

 

Cette équipe méritait mieux. J’estime qu’avec les forces en présence, nous devions jouer autre chose que le maintien. L’année a quand même été bien compliquée, avec de nombreux éléments qui ont plaidé en notre défaveur. Entre les problèmes de trésorerie, l’absence temporaire d’un président, les blessures, malgré tout, elle a su faire face et obtenir les points suffisants avec beaucoup d’humilité. Il faudra se servir de cette expérience pour bien rebondir. Mais d’abord, place au dernier match à Cesson. Il est hors de question d’y aller fleur au fusil et de fausser l’équité du championnat.

 

En obtenant un point précieux à Aix, Toulouse s’est maintenu à deux journées de la fin. Cela a permis de recevoir le PSG champion de France sans la moindre pression…

 

Lorsque l’on regarde le calendrier et qu’on reçoit le PSG lors de son dernier match à domicile, on se dit forcément que cela sera un moment clé de la saison. On aurait très bien pu imaginer un PSG champion, face à un Toulouse conquérant, jouant quelque chose d’autre que le maintien (…)

C’est quand même rassurant de pouvoir jouer ce genre de match sans incidence majeure au classement. J’ai pu profiter un peu du spectacle, détendu sur mon siège.

 

Les vacances vont arriver mais vont être très courtes. Quel sera le visage des Fénix en vue de la saison prochaine ?

 

Plusieurs joueurs vont quitter le club*. Il faudra bien évidemment combler ces six départs, tout en maintenant notre politique de rajeunissement de l’équipe. Cyril Morency et Maxime Gilbert, tous deux issus de notre centre de formation, vont rester avec nous. Il sera donc question de pérenniser cette filiale, tout en essayant de recruter des joueurs prometteurs à l’image du gardien espagnol qu’on a fait venir. Nous négocions également avec notre joker médical : l’arrière droit Alexandros Vasilakis dont la réputation s’est avérée justifiée. Son apport nous a été bénéfique et il serait bien de le conserver. Pour le reste, nous recherchons un bon défenseur ainsi qu’un ailier gauche.

 

Qu’en sera-t-il au niveau des objectifs ?

 

Cette année c’était clairement insuffisant mais passons à autre chose. Quoiqu’il arrive, notre club est redevenu respecté. Nous allons travailler sur l’image du Fénix, une image qui nous ressemble. L’an prochain, le championnat va être de nouveau relevé. Notre budget tient la route, il y aura une place à prendre. Il y a quelque chose à faire ici, nous sommes le premier sport en salle de la ville au niveau des affluences. Faisons en sorte de le rester, tout en donnant du plaisir aux gens qui viennent nous voir jouer.

 

Plus personnellement, comment jugez-vous votre première année de présidence ? C’était une nouvelle expérience pour le chef d’entreprise que vous êtes habituellement…

 

Je suis arrivé dans un contexte difficile et ma hargne m’a servi. On laisse quelques plumes avec une saison de la sorte et croyez-moi, les vacances vont faire du bien à nombreux d’entre nous au club. Il faut savoir que ce dernier était spolié depuis dix ans par la faute de ses anciens dirigeants. On m’a menti et nous avons dû revoir tout depuis le début, créer un électrochoc. Maintenant, ça va beaucoup mieux, nos projets sont concrets. A croire qu’il fallait passer par la difficulté… »

 

Quelles seront vos grandes lignes en vue de la saison prochaine ?

 

Rien de très compliqué. Donner aux Toulousains, l’envie de venir voir du handball. Cette année, nous avons commencé à délocaliser nos entraînements, ce qui permet d’obtenir une plus grande visibilité. D’autre part, nous allons organiser un tournoi d’avant-saison, les 23 et 24 juillet prochains. Comme j’entretiens d’excellents liens avec eux, les Espagnols du FC Barcelone viendront nous affronter, tout comme La Rioja Logrono ainsi qu’Aix en Provence. Notre budget devrait avoisiner les 2,5 millions d’euros. Certes, nous sommes encore loin du PSG (12 millions), mais lentement et sûrement, le fonctionnement s’améliorera.

 

* 5 joueurs sont en fin de contrat et n’évolueront plus avec les Fénix : Anouar Ayed (au club depuis 2004 et meilleur buteur de l’histoire du championnat), Yannick Cham, Daouda Karaboué, Salvatore Puig et Michelin Célestin.

 par Mehdi Djebbari



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