Alain Casanova : « Je pense que l’on va retrouver notre niveau »

Au fil des journées, le TFC a rejoint les clubs qui lutteront pour ne pas descendre en Ligue 2. Drôle de situation pour les Violets, eux qui étaient si sereins en tout début de saison. Le fait de truster le haut de l’affiche a éteint toutes les bonnes intentions et désormais, il n’est plus question de parler de qualification européenne.

 

C’était passé contre Lyon le 25 novembre dernier, cette fois c’est bel et bien une grosse désillusion pour le TFC, qui n’a pas su profiter de la venue de l’Olympique de Marseille au Stadium pour se relancer. Réduits à dix puis à neuf après des sanctions méritées (carton rouge pour Cheikh M’Bengue et pour Franck Tabanou), ils ressortent « bredouille » d’une rencontre bien pauvre d’un point de vue technique. Qu’à cela ne tienne, le coach Alain Casanova préfère minimiser la mauvaise passe actuelle, avec ses Violets qui n’avancent plus, mais qui attendent des jours meilleurs : «C’est vraiment cruel. Face à la débauche d’énergie, à la discipline et à la rigueur tactique mises en place par mes joueurs, c’est très, très dur. On fait un très bon début de match qui laissait augurer de très belles choses. Malheureusement, on se gâche un petit peu la suite avec une première expulsion. A dix contre onze, tout restait possible mais à neuf contre onze, cela devenait trop compliqué », détaillait-il à l’issue de la courte défaite. Pour couronner le tout, c’est André-Pierre Gignac, joueur qui s’est relancé grâce à Casanova lui-même, qui fut l’auteur du seul but de la partie. Et quel but ! Le pauvre Ali Ahamada, pourtant bien actif dans sa cage, n’a pu qu’assister impuissant à la frappe limpide de l’ancien toulousain : «Malgré cela, j’ai vu un TFC très bien organisé avec un courage, une abnégation et une volonté de ne pas subir avec un grand gardien qui n’a cédé que sur un but venu d’ailleurs. L’idée était de frustrer Marseille le plus longtemps possible en défendant très bien, en fermant les espaces à l’intérieur, en laissant les côtés libres puis en essayant de ressortir, si on le pouvait, avec des ballons dans leur dos. Cela n’a pas toujours été facile, même si j’ai bien aimé certaines séquences avec beaucoup de maîtrise. Cela n’a pas suffi. Je suis frustré et déçu pour mes joueurs face à tant d’abnégation, tant de belles choses. On traverse une période pas facile, et ce soir (samedi), on retiendra la défaite », poursuivait le technicien en place depuis quatre saisons et demi désormais.

 

Où sont passés les internationaux ?

Certes, tout le monde avait débuté en trombe. Qu’elles que soient les lignes, dès les premières journées de Ligue 1, on sentait que ce TFC-là, dégageait davantage de maîtrise. Pourtant, quelques mois plus tard, la machine semble s’être enrayée. Le buteur surprise Wissam Ben Yedder, peine à se procurer des occasions et à les concrétiser, les internationaux comme Moussa Sissoko et Étienne Capoue ne parviennent pas à régulariser leurs performances, eux qui ont été si bons sous le maillot tricolore. Sans ses forces vives au top, le club redevient donc un club moyen, capable du meilleur (victoire à Evian 4-0, contre Lyon 3-0), mais surtout du pire (défaites à Bordeaux, à Lorient, contre Marseille,  contre Ajaccio, à Nice…). Les irrégularités trop nombreuses, ont entraîné un phénomène bien cruel : celui de la chute vertigineuse au classement. A ce jour, Toulouse détient la 12e position, à sept points seulement des places de la relégation ! A une journée de la trêve hivernale, le TFC n’a donc plus que la Coupe de France pour sauver sa saison. Dès le retour des vacances, certains partiront pour la Coupe d’Afrique et encore une fois, l’équipe sera amoindrie à l’image de ces dernières semaines en raison des blessures ou des suspensions : « En gardant cet état d’esprit, en montrant autant de vertus et de belles qualités, l’équipe est capable de jouer un très bon football et de faire de belles choses. Quand il y aura un peu de confiance, un peu de réussite, je pense que l’on va retrouver notre niveau », concluait Casanova, bien optimiste malgré tout. Il faut dire que même lui ne doit pas tout comprendre. Comment ses joueurs ont-ils pu abdiquer aussi facilement ? Personne n’est en mesure de le dire à ce jour. En tout cas, il n’y a aucune excuse…

Mehdi Djebbari



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