Young Gods; «La fibre rock’n’roll»

En français : “Les Jeunes Dieux”. Groupe de musique industrielle/rock, formé en 1985 à Fribourg en Suisse, les Young Gods seront en concert le 19 février à 20h30 au Bikini. Rencontre avec le chanteur, Franz Treichler.

 
Franz Treichler, comment est née cette passion pour la musique dans votre groupe ?
C’est la fibre rock’n’roll qui a tapé sur notre berceau ! Nous sommes des enfants de la fin des années 60-70, bercés par des groupes psychédéliques ou encore punks. Nous percevons la musique comme un moyen de communiquer. Personnellement, je la vois comme un langage qui allie les sons et les mots. A travers la musique, on peut communiquer sans pour autant être de bons écrivains.

Les Young Dogs approchent des 25 ans d’existence. Comment a évolué votre musique ?
A la base nous somme 3 musiciens et nous nous retrouvons 4 sur notre nouveau projet acoustique. En 25 ans, il y a eu différentes phases. Mais la base réelle est batterie, chant, clavier. Avec un procédé sample, nous digitalisons les sons. Notre musique est une sorte de puzzle sonore. Un mélange de bruits du quotidien, de sons instrumentaux et de bruits digitalisés. La batterie est toujours en sonorité réelle, elle représente le lien entre les sons transformés et les sons “normaux”.

Votre musique, avec votre dernier album « Knock on Wood », a pris un virage acoustique. Pourquoi ce choix ?

Cela va faire maintenant un an et demi que nous sommes sur l’acoustique. A la base, cela vient d’un magazine qui nous a demandé de faire un événementiel. Nous avions quelques titres que nous aimions jouer de temps en temps et ce projet nous a permis de les produire et surtout d’en faire d’autres. Ce fut un moyen pour nous de casser la routine, casser la formule, de revenir aux sources. Alors nous sommes revenus aux instruments basiques comme la guitare, tout simplement. Nous avons pu faire ainsi une extension de notre palette musicale.

Une chanson comme «Gasoline Man», par exemple, est totalement transformée. Avez-vous eu l’impression de donner une nouvelle dimension à vos chansons ?

Là où c’est le plus flagrant, c’est peut-être sur la première chanson : “Our house”. Comme je disais au début, nous sommes plus son que chanson. A son origine, “Our house” était une sorte de collage sonore avec des sons de guitare métal et, comme “Gasoline Man”, je pense qu’elle avait au départ une teneur originale qui faisait sa force et que l’on retrouve dans ces versions acoustiques, même si là nous sommes sur une balade très éloignée de l’originale.

 

Un nouvel album et un hommage à Woodstock

Sur ce projet, vous travaillez avec Vincent Hänni. Comment est née cette collaboration ?
Nous le connaissions déjà et avons trouvé en lui la personne idéale pour ce projet. Je ne suis pas forcement toujours à l’aise dans le fait de jouer et chanter en même temps. Il nous a permis d’avoir un quatrième homme. A l’origine, je le connaissais plus pour son côté électro et nous avons découvert son côté guitariste qui nous convenait parfaitement pour ce projet acoustique.

Comment se passent les concerts aujourd’hui ?
Nous serons quatre sur scène avec de nombreux instruments. Nous recherchons le côté intimiste que l’acoustique procure. Les gens qui ont l’habitude de venir nous voir en concert ne regardent pas forcément le programme et, ce qui est important de dire c’est que là, nous sommes vraiment sur quelque chose de différent.

Quelles sont vos envies, vos projets pour la suite ?
Certainement un nouvel album. Nous allons faire moins de concerts pour pouvoir nous consacrer à la composition. Probablement durant l’été. Ensuite, nous avons un projet de spectacle hommage au film du festival de Woodstock. Les groupes de cette époque comme Hendrix nous ont vraiment influencés. Cette année sera celle des 40 ans de Woodstock et lors de festivals, nous nous produirons avec une projection d’extraits du film. Parfois nous laisserons la bande-son originale, parfois c’est nous qui l’interprèterons.

Dans ce nouvel album, allez-vous rester sur l’acoustique, ou sera-t-il un retour à ce que vous faisiez avant ?

Notre souhait serait de faire un mélange des deux styles. Faire quelque chose d’hybride, de découvrir de nouvelle possibilité de création dans la musique.

Propos recueillis par Laure Basterreix


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