William Baldé; Un rayon de soleil !

Il a fait danser la France cet été avec son tube “Rayon de soleil” avant de sortir un album aux sonorités soul, pop et reggae. Le chanteur originaire de Guinée a pas mal bourlingué avant d’envahir les ondes radio. Rencontre avec un artiste chaleureux quelques jours avant son concert au Havana Café de Ramonville.
William Baldé, êtes-vous surpris du succès de votre premier single, véritable tube de l’été 2008 ?
C’est génial et juste incroyable ! Ça facilite certaines choses mais ça en rend d’autres plus compliquées ! Il faut simplement trouver un nouvel équilibre dans la vie. La chanson existe depuis huit ans donc si je m’attendais à un tel succès, je l’aurais proposée beaucoup plus tôt à une maison de disques !

Pourquoi l’avoir présentée cette année ?
Jusqu’à maintenant, je n’étais pas satisfait des arrangements donc j’ai attendu de produire un 6 titres pour la présenter. En plus, j’étais jusqu’à cet été gêné par la fameuse phrase du refrain : «Ma main sur ton p’tit cul cherche le chemin». Mais des copines m’ont encouragé alors j’ai foncé ! Et quand je vois des enfants danser sur la chanson, je suis content. En plus, c’est une façon de prononcer ce mot sans se faire gronder ! Quand j’entends les insultes que les jeunes s’envoient dans les cours de récréation, je me dis que le mot «cul» n’est pas si vulgaire, d’autant plus qu’il est dans le dictionnaire. Pour moi, “Rayon de soleil” est une très belle chanson d’amour qui a été écrite par une femme, présidente de l’Association Française de Slam.

 

Je ne suis pas léger

Le reste de votre album “En corps étranger”, est plus sombre que ce titre…
Je ne suis pas quelqu’un de léger dans mes chansons. J’ai décidé de mettre “Rayon de soleil” dans l’album car justement les thèmes que j’abordais n’étaient pas très gais. En matière d’influences, je suis un fan de Thiefaine, de Nino Ferrer, des chanteurs très sombres. Au niveau de la musique, je suis influencé par Nusrat Fateh Ali Khan, Ali Farka Touré, Bruce Springsteen, Otis Reding, AC/DC… Dans mon single “Sweet Lady”, je rends hommage aux années 60 et à Marvin Gaye. Je suis très sensible aux artistes qui savent passer de la joie aux pleurs.

Il paraît que vous vouliez devenir avocat avant de vous tourner vers la musique…
Je voulais être avocat pour faire plaisir à ma mère qui était médecin et qui pensait qu’un Africain devait être utile. Moi je voulais être comédien et je me suis dit qu’avocat c’était pas mal car il s’agit d’un acteur très bien rémunéré ! Mais des saltimbanques m’ont détourné de cette voie et c’est très bien ainsi.

Vous êtes originaire de Guinée. Que représente l’Afrique pour vous ?
L’Afrique m’inspire beaucoup et j’aimerais vivre la moitié du temps là-bas. J’adore voyager et je voudrais faire une tournée dans les Centres Culturels Français.

La scène, c’est là que je vis

Pourriez-vous revenir sur votre rencontre avec Christophe Maé qui fut déterminante dans votre carrière ?
Avec mon groupe, nous étions en résidence dans un restaurant à Saint-Tropez il y a quelques années et, un jour, Christophe Maé est venu me voir en me demandant s’il pouvait jouer avec moi. Je lui ai proposé de jouer avant nous et de là est née une grande amitié. Puis lui a eu un énorme succès et m’a proposé d’assurer 56 dates en première partie de ses concerts.

Aujourd’hui, c’est à votre tour d’être la star sur scène…
C’est l’aboutissement de tout un parcours de chanteur de rue et de métro. Aujourd’hui, j’ai la chance d’assurer des scènes à mon nom. Ce qui est valorisant, c’est de tourner dans les mêmes salles que Christophe cette année même si je pense qu’il n’y aura pas la même folie autour de moi !

Que peut-on vous souhaiter pour la suite ?
Mon deuxième album est très avancé et je propose au public des chansons inédites pour prendre la température lors de mes concerts. On peut me souhaiter que les gens viennent me voir en concert car c’est là que je vis.

Propos recueillis par Sophie Orus


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