Vincent Peillon à Toulouse « Je rêve d’une grande Education nationale »

Lundi 26 aout dernier, le ministre de l’Education nationale Vincent Peillon s’est rendu à Toulouse pour son premier grand discours de rentrée. L’objet de sa venue s’est concentré sur l’ouverture des Ecoles supérieures du professorat et de l’éducation, destinées à remplacer les IUFM jugés inadaptés.

Dans le grand amphithéâtre Cujas de l’université Toulouse 1 Capitole, Vincent Peillon a accueilli la toute première promotion des « stagiaires admissibles » au concours enseignant du 2nd degré de l’académie. Des étudiants qui inaugurent cette année la réforme initiée par le ministre. « Un moment d’émotion » a souligné Vincent Peillon qui n’a pas manqué de pointer la « crise du recrutement » des enseignants due à « des conditions trop difficiles », sous l’ancienne présidence. L’Ecole supérieure du professorat et de l’éducation est « une formation nouvelle », qui ne s’apparente ni à l’Ecole normale, ni à l’IUFM. « Les professeurs de demain enseigneront à des élèves qui vivront au 22è siècle, on ne peut pas reproduire les modèles du passé», estime-t-il. Cette génération sera amenée à transmettre notamment les valeurs de la fameuse « morale laïque », parfois source de polémique : « Vous devez être les refondateurs de l’école de la République », a clamé le ministre devant l’amphithéâtre comble. Objectifs de la réforme Peillon, lutter contre le décrochage scolaire sachant que « 20% des élèves de 6ème sont en difficultés », mettre un terme «aux questions insupportables de différences ethniques », et à plus long terme « lutter contre le chômage en travaillant sur l’orientation et la formation professionnelle ».

En somme les enseignants de demain auront la lourde tâche d’être « les ouvriers du redressement économique, intellectuel et moral. » Une mission qui ne peut se mener à bien sans les effectifs suffisants. La question inévitable du nombre de postes ouverts à la rentrée a été brièvement abordée. « Sur les 60 000 postes supplémentaires, 27 000 seront débloqués sur les deux premières années du mandat », répartis en priorité « dans les quartiers difficiles, les territoires ruraux et les DOM-TOM », a-t-il annoncé.

Concrètement, l’ESPE comportera un tronc commun pour tous les métiers de l’enseignement, de la maternelle au baccalauréat, puis une spécialisation progressive vers le niveau choisi. Un an de stage (sur deux ans de formation) en alternance permettra une « entrée professionnelle dans le métier ». Après le discours en bonne et due forme, les « stagiaires admissibles » ont pu poser quelques questions au ministre sur les inspections futures, les droits de bourse durant la préparation du concours, ou encore le remboursement des frais de déplacement pour ceux qui habitent le plus loin de l’école. « Tout n’est pas parfait, des points restent à améliorer », reconnait Vincent Peillon.

Coralie Bombail



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