Vélo à Toulouse : le Plan et la Fête\ Les élus veulent « assurer le tempo »

Les élus Isabelle Hardy, Régis Godec, Pierre Cohen, Philippe Goirand, Joël Carreiras

L’actualité vélo est foisonnante en ce moment à Toulouse. Vendredi 7 juin, Pierre Cohen a voulu symboliser les avancées en la matière sur la ville et l’agglomération en découvrant le 500e kilomètre de piste cyclable sur l’avenue de Casselardit.

En ce moment, l’actualité vélo est plutôt dense à Toulouse. Depuis le vote du Plan vélo 2011-2020, lors du Conseil communautaire du 21 avril 2011, la métropole met en œuvre sa politique de développement des modes de transports dits « doux », en travaillant, entre autres, à résorber les discontinuités cyclables et mettre aux normes des aménagements des axes prioritaires. Vendredi dernier, en parallèle de la fête du vélo, les élus de la ville rose et de la Métropole, Pierre Cohen en tête, ont tenu à montrer quelques résultats de ce plan en découvrant symboliquement le 500e kilomètre de piste cyclable, situé chemin de Casselardit. Pour le président de la Communauté Urbaine, il s’agit-là du « résultat de nos engagements. » Un plan auquel sont consacrés chaque année 11 millions d’euros, mais qui, selon Joël Carreiras, vice-président de la Communauté Urbaine de Toulouse Métropole en charge des Transports et Déplacements « est doublé si l’on tient compte des investissements qui y sont liés. » Et Joël Carreiras de poursuivre en précisant que « on part de loin et nous ne sommes pas encore arrivés. » En 2013, donc, le territoire de Toulouse Métropole dispose de 781 km de réseau cyclable dont 508 km de pistes cyclables et 273 km de réseau vert. Un pas de 97 km en quatre ans.

 

Privilégier la qualité des aménagements

Comme nous l’avait expliqué Philippe Goirand, conseiller municipal et conseiller communautaire en charge de la politique vélo à Toulouse Métropole dans notre dossier « Vélo, ça déraille » paru le 16 mai dernier (JT n°563), depuis 2011, les efforts sont concentrés en termes de pistes cyclables sur quatre axes prioritaires : Saint-Michel/Narbonne, Muret/Seysses/Francazal, Faubourg Bonnefoy/Route d’Albi/Route de Toulouse et l’axe Garonne. Actuellement quatre autres axes sont à l’étude : berges de l’Hers et de l’Aussonnelle, la circulaire autour de la zone aéroportuaire et d’Airbus ainsi que la route de Saint Simon. Philippe Goirand se félicite de fêter ce 500e kilomètre et explique « de projet en projet on s’améliore, on maille, on maille ! Ce qui est important pour nous, c’est aussi la qualité des aménagements. » Egalement présent à cette inauguration Régis Godec, adjoint au maire de Toulouse en charge des Eco quartiers et du secteur 6 de la ville, pour qui « l’extension de la zone de desserte vélo Toulouse, dont un certain nombre dans l’ouest est un beau progrès.» Depuis sa création en 2007, « VéloToulouse » compte 253 stations, 2 400 vélos et plus de 3 millions de locations annuelles. La ville prévoit 30 nouvelles stations de ce dispositif pour 2013. De quoi donner envie aux toulousain(e)s de chatouiller les pédales ?

Marie-Agnes Espa

 

 

A l’occasion de la fête du vélo, 250 enfants issus de dix établissements scolaires de l’agglomération ont investi la place de l’Europe aménagée par la Maison du Vélo en espace d’apprentissage : « Vélo école». Au programme : parcours au sol, signalisation, initiation au vélo acrobatique et aux premiers secours, explications sur les systèmes de poulie, d’engrenage…

 



2 COMMENTAIRES SUR Vélo à Toulouse : le Plan et la Fête\ Les élus veulent « assurer le tempo »

  1. Theron dit :

    Si on regarde bien :
    - les associations voulant monter un atelier de vélo sont expulsées ou menacées de l’être,
    - la récupération des cycles est un monopole attribué sans partage ni concertation à une “association” incompétente
    - les aménagements ne font l’objet d’aucune concertation avec les associations
    - Philippe Goirand est juste un escroc politique de plus

  2. Theron dit :

    D’ailleurs, pour la Xè année, la fête du vélo est passée inaperçue. Normal. Les “associations” qui l’organise avec la mairie dépendent de la mairie, elle n’est absolument pas le reflet des cyclistes et des associations. La ville cherche à intrumentaliser les cyclistes, la Maison du Vélo par exemple est une association para-municipale, et l’association Vélo pratique la censure démocratique, sans compter ses collusions avec les élus…

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