[Edito] Urgence, ça chauffe !

©Franck Alix/JT
©Franck Alix/JT

Une semaine chargée en actu. Cop 21 oblige, le JT s’est emparé de l’événement pour parler du climat. Tout se passe à Paris me direz-vous. Oui et non. Certes, Barack Obama et François Hollande ne se sont pas serré la main sur le parvis du Capitole, mais heureusement il existe à Toulouse des gens pleinement engagés sur les enjeux du développement durable. Votre hebdo a intégré la rédaction éphémère « Place To B » Toulouse, composée de journalistes de tous horizons, mobilisés le temps d’une semaine pour parler du climat autrement. Comment ? De manière non anxiogène et non culpabilisante. Au lieu de stigmatiser ceux qui ne trient pas leurs déchets, on préfère mettre en avant ceux qui agissent. Et il y en a beaucoup ! Grandes entreprises, start-ups, associations, particuliers… Chacun a sa petite (ou grande) solution à apporter au réchauffement climatique. C’est cette mobilisation qu’il faut encourager aujourd’hui. Elle pourrait avoir davantage d’effets que les négociations interétatiques entre la Chine, les États-Unis, la Russie et la France…

 

“Politique politicienne ou politique des idées ?”

Côté politique, ça chauffe également. À quelques jours du premier tour des élections régionales, les polémiques et les petites phrases vont bon train. Nous n’en parlerons pas dans ce numéro. Aujourd’hui, la priorité est à la mobilisation, la priorité est à la pédagogie, la priorité est aux idées. Le JT prend le parti de présenter tous les candidats de manière la plus neutre et la plus équitable possible, en posant côte à côte les principales propositions de chacun sur les grandes compétences de la Région. L’exercice peut sembler simple, voire simpliste. Mais il révèle quelques surprises. On reproche souvent aux journalistes de préférer la politique politicienne à la politique des idées. C’est vrai. Mais lorsqu’on tente de se pencher sur les projets, trouver les idées concrètes des candidats peut s’avérer un parcours du combattant ! Certains n’ont même pas pris la peine de rédiger un programme digne de ce nom… Même si cela ne concerne qu’une minorité, une question se pose : est-ce que les politiques s’adaptent au monde médiatique actuel ? Cela supposerait qu’ils ne prendraient plus la peine de plancher sur un véritable projet, sachant qu’on en parlerait si peu. Ou est-ce que nous sommes face à une génération de politiques sans idées ? Je penche plutôt pour la première option…

 

 



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