Universités de Debout la République; Cap sur l’Europe

Ce n’est ni avec un arrière goût de vacances inachevées ni dans une station balnéaire connue que se sont tenues le week-end dernier, les 6èmes Universités de rentrée de Debout la République, mais à Dourdan, petite cité de l’Essonne en région parisienne. 500 sympathisants dont une vingtaine de Toulousains ont répondu à l’appel de ce tout jeune mouvement politique emmené par le Gaulliste Nicolas Dupont Aignan.
Une université qui lance la mobilisation aux Européennes de 2009 et dont le thème met de suite dans l’ambiance : «France, Europe, mondialisation. Comment sortir de la régression économique et sociale ?»
L’Europe, en l’état actuel, tête de turc de N. Dupont Aignan et de son parti. Une impression de déjà vu ? Quoi qu’il en soit, le leader de DLR met une fois pour toutes les choses au clair : au qualificatif de «souverainiste», il revendique celui «sans ambiguïté de patriote».
Venus apporter leur soutien au mouvement, Pierre Maillard et Pierre Le Franc. Ces deux compagnons du Général de Gaulle rappellent la vision européenne de l’ancien chef de la France libre et de l’Etat avant que N. Dupont Aignan n’entre dans le vif du sujet de ce qui fait son engagement politique. La France qui se rapproche de l’Otan, l’économie en panne, les ruptures promises lors de la campagne présidentielle qui ne sont pas au rendez-vous, puis enfin le constat européen, sont autant de sujets passés au peigne fin.

 

« Gauche ringarde »

Invités par DLR, d’autres intervenants apportent leur éclairage. Emmanuel Todd, historien, démographe, s’interroge sur le «vide idéologique de l’Europe» avec une économie française «qui n’est plus à la bonne échelle tandis qu’il lui est désormais impossible de pratiquer la dévaluation qui fut pendant longtemps sa planche de salut». L’auteur de “L’illusion économique”, prêche pour «l’abandon du néo libéralisme pour favoriser un protectionnisme Européen avec comme pivot central l’Allemagne industrielle».
L’économiste Jean-Luc Greau, craint quant à lui, «la concurrence des salaires tirés vers le bas par une expérience néo libérale» dont il convient de «sortir au plus vite malgré les obstacles que sont la commission Européenne et la cour de justice, toutes deux inféodées à Washington». De plus, il prône sans attendre que la banque centrale soit soumise à l’autorité des états. Selon lui le danger immédiat, est la «crise du crédit». Et de citer les banques Espagnoles «obligées de se recapitaliser à la banque centrale qui de ce fait est affaiblie».
Très attendue également, la prise de parole de Jean-François Kahn, (fraîchement déclaré MoDem pour les Européennes), qui ironise sur le financement du RSA comme «le premier impôt sur le capital qui ne serait pas payé par les capitalistes». Pour lui, le dégrèvement des charges équivaut à «une trappe à bas salaires et à la prolifération de petits boulots qui ne sont pas producteurs de richesses». L’occasion pour le journaliste de dénoncer une «gauche ringarde et une Europe sous influence d’une Amérique lâchée par ses banques et soutenue par la Chine».

 

En finir avec la Commission et la Cour européennes

Pour Gérard Lafay, professeur des universités, la «valeur de l’entreprise ne doit pas profiter qu’aux seuls actionnaires mais aux hommes et aux femmes qui la composent. Sa finalité ne doit pas être uniquement l’augmentation du pouvoir d’achat, mais aussi la propriété d’une partie du capital».
Avec le pragmatisme de l’entrepreneur, Jean-Pierre Gerard, Président du Club des numéros un mondiaux à l’exportation, met l’accent sur le «poids que la mondialisation met sur l’économie de la France avec le déficit des exportations sur les importations et comme conséquence immédiate le poids des inactifs». Pour lui, l’un des remèdes possibles passe par une «restructuration de l’espace marchand et la création de barrières étanches pour éviter un naufrage général».
Après une prospective à trente ans qui découlerait d’une application de la politique actuelle française, N. Dupont Aignan fait à son tour part des solutions, selon lui susceptibles de résoudre les difficultés actuelles du pays. Il veut en finir avec la Commission et la Cour européennes pour rendre l’autorité aux parlements respectifs. Pour cela il préconise une Europe confédéraliste à la carte qui donnerait la prédominance aux peuples et où ne seraient débattus que des problèmes généraux définis dans une liste limitative. Un discours ouvert «aux démocrates de tous bords désireux de s’impliquer dans de profondes réformes tant sur le plan européen qu’intérieur» et qui pourrait bien trouver écho parmi les 16 millions d’électeurs qui ont voté Non à la constitution.

FM


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