[Innovation] Une Toulousaine invente des prothèses mammaires sur-mesure à prix accessible

Le╠üonarda Sanchez(03-07-2017)┬®franckalix-1SILHOUETTE. Chaque année, 20 000 victimes d’un cancer du sein subissent une ablation. Après la maladie, la phase de reconstruction passe par le port de prothèses mammaires, souvent mal calibrées. Une Toulousaine a conçu des modèles sur-mesure. // Vanessa Vertus Selon la Ligue contre le cancer, 54 000 femmes développent un cancer du sein chaque année. Parmi elles, 20 000 subissent une ablation. Toutes ne se feront pas poser des implants. Pour aider celles qui le souhaitent dans cette période de reconstruction, Leonarda Sanchez-Comte a décidé de créer Avanti, une prothèse mammaire externe sur-mesure. « Il y a un écart très important entre le poids d’un sein et celui d’une prothèse mammaire standard. Il arrive qu’une femme ait un sein moins lourd de 200 grammes que sa prothèse », note celle qui a fait toute sa carrière dans le commerce international. C’est parce que plusieurs de ses proches ont été touchées par un cancer du sein que la Toulousaine a décidé de se lancer. Après une maquette très artisanale, testée par l’une de ses amies, elle a créé New Team, sa société, pour aller plus loin dans la recherche et le développement. « Il a fallu des études poussées. Je me suis mise à la chimie pour comprendre tous les mélanges qui existent et pour faire une prothèse », explique Leonarda Sanchez-Comte. Le résultat ? Une prothèse de silicone et polyuréthane, composée d’une coque souple et légère teintée de la même couleur de peau que celle de la patiente. Un scanner en 3D et un logiciel ont été spécialement conçus pour prendre en compte les mensurations utiles et arriver à un poids calibré à cinq grammes près. L’opercule qui recouvre la prothèse est biocompatible, c’est-à-dire qu’il peut être au contact de la peau sans incidence. Le prototype est désormais en phase finale. Accompagnée par un médecin de l’Institut du cancer de Toulouse et par la plateforme Édit, une structure du CHU de Toulouse dédiée aux innovations technologiques en santé, Leonarda Sanchez-Comte espère désormais une commercialisation de sa prothèse en 2018 pour un prix de 240 euros environ. « Dans les pays anglo-saxons, ces prothèses sur-mesure existent déjà, mais coûtent 2500 euros. Je veux faire des prothèses qui soient accessibles à toutes et pas seulement à une élite», conclut Leonarda Sanchez-Comte.



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