Un procès très attendu Houria Bouteldja accusée de racisme anti-blanc

Lundi dernier régnait une ambiance pour le moins électrique devant les grilles de la cour d’appel de Toulouse. C’est Houria Bouteldja, porte-parole du parti des «Indigènes de la république», qui attendait son tour suite à ses propos tenus dans l’émission tv de Frédéric Taddéi «Ce soir ou jamais» où elle avait notamment employé le terme de «sou(s)-chiens», qualifiant ainsi «le reste de la société occidentale» en opposition aux «quartiers populaires». Ne donnant pas l’air d’être impressionnée ou dépassée par l’enjeu (ce procès arrive juste au moment de la polémique Copé autour du racisme anti-blanc) elle nous accorde un entretien en toute décontraction : «Je n’ai pas de message à porter. Je suis convoquée, et je viens pour me défendre d’une accusation de racisme anti-blanc. Je suis la première personne qui passe devant les tribunaux avec une telle accusation. L’objectif de l’AGRIF (voir repères), bien aidée d’ailleurs en ce moment par Mr Jean-François Copé et par le MRAP (mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples), est clairement de populariser cette notion. Nous sommes ici pour dire que le racisme anti-blanc n’existe pas, et qu’utiliser un tel terme est fortement démagogique. Copé n’a pas d’alternative à proposer à la France, et plutôt que de nous proposer un plan pour nous sortir de la crise, il préfère divertir l’opinion avec des sujets qui remettent la responsabilité du désordre social sur le dos des immigrés.» Cette jeune femme d’origine algérienne n’était pas seule sur la place du Salin. Nombre de militants, venus d’horizons divers, étaient aussi là pour soutenir la même cause. Parmi eux, André Roseveque, Bordelais, et membre du bureau national de l’Union juive française pour la paix : «Ce débat autour du racisme anti-blanc est dramatiquement dans l’air du temps. J’ai conscience, et ce de manière dramatique, que les racismes n’ont pas le même statut dans ce pays.» De toute façon pour Houria Bouteldja, «ce procès est ridicule puisqu’il faut prouver que j’ai pu insulter. Nous sommes face à l’absurde.» Houria Bouteldja saura si elle est considérée comme raciste ou non le 19 novembre prochain, date annoncée du délibéré. Suspense.

Thomas Simonian

 

L’AGRIF (alliance générale contre le racisme et pour le respect de l’identité française et chrétienne) est l’association qui a attaqué Houria Bouteldja en justice. Débouté en première instance l’AGRIF dénonce «un stupéfiant jugement idéologique.» Elle se dit maintenant plutôt rassurée par cette audience en appel et attend avec sérénité le verdict : «Après les plaidoiries des avocats de l’AGRIF et avant celle de celui de la prévenue, madame l’Avocat Général a démontré la culpabilité d’Houria Bouteldja et requis très fermement sa condamnation par «une amende adaptée à la gravité des faits».


Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Le temps imparti est dépassé. Merci de saisir de nouveau le CAPTCHA.