Un ménage sur trois est pauvre

L’Insee a réalisé une étude sur l’influence de la pauvreté et de la mobilité résidentielle sur le choix du logement, sur l’ensemble de la région Midi-Pyrénées mais aussi sur le pôle urbain de Toulouse. Principal enseignement : un ménage sur trois est considéré comme pauvre ou modeste en Midi-Pyrénées, un sur quatre à Toulouse.

 
Les ménages pauvres ou modestes

Un ménage sur trois est considéré comme pauvre ou modeste en Midi-Pyrénées, un sur quatre dans le pôle urbain de Toulouse. Il s’agit de jeunes ménages, actifs, parfois touchés par le chômage, de personnes seules, de familles monoparentales, mais aussi de retraités. Dans le pôle urbain, les ménages pauvres ou modestes sont plus souvent qu’ailleurs des ménages jeunes alors que dans le reste de la région ce sont les personnes âgées qui sont les plus touchées. Les ménages pauvres ou modestes locataires sont plus nombreux dans le parc privé que dans le parc social. Ceux qui sont propriétaires de leur logement sont plus souvent âgés. Résidant dans des logements plus anciens, les ménages pauvres ou modestes ont plus de motifs d’insatisfaction que les autres. S’ils se voient moins souvent devenir propriétaires, le désir de changer de logement n’en est pas moins fort, majoritairement pour disposer de davantage d’espace. L’effort financier consenti par ces ménages représente plus d’un quart de leur budget, une fois qu’on a tenu compte des aides dont certains bénéficient. Malgré cela, la situation reste préoccupante pour les ménages locataires : ce taux d’effort net reste élevé, particulièrement pour les personnes seules non retraitées qui consacrent près de la moitié de leurs revenus à leur logement.

 

La mobilité résidentielle

En Midi-Pyrénées, un tiers des ménages ont déménagé entre 2002 et 2006. Ces ménages mobiles sont encore plus nombreux dans le pôle urbain de Toulouse (43 %). Plus jeunes, plus souvent locataires, ils vivent plutôt en appartement. En dehors des locataires du parc social, ils disposent de revenus plus élevés que les personnes qui n’ont pas changé de logement et dépensent davantage pour leur logement. Qu’ils soient propriétaires ou locataires en 2002, la moitié des ménages mobiles n’ont pas changé de statut en 2006. Un tiers des locataires ont accédé à la propriété et, à l’inverse, un tiers des propriétaires sont devenus locataires. On retrouve une certaine stabilité dans le type de logement occupé : ceux qui étaient en appartement en 2002 en occupent le plus souvent encore un en 2006 et le constat est identique pour ceux qui habitaient une maison individuelle. Les ménages mobiles sont nombreux à envisager une nouvelle mobilité dans les trois ans à venir, par choix ou parce qu’ils pensent qu’ils y seront contraints, essentiellement pour des motifs professionnels.



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