Un bon orateur… ; Flemming Funch, fondateur de Rosemasters. Interview.

Comment avez-vous rejoint Toastmasters ?

Flemming Funch

Je vivais à Los Angeles, j’étais satisfait de mon poste mais pas pour autant de mes présentations… Un ami m’a recommandé Toastmasters, c’est ainsi que je suis devenu membre du club Glendale One, le huitième qui ait été créé, dans les années 30. Nous nous réunissions chaque semaine autour d’un dîner, j’étais très assidu.

Qu’a changé Toastmasters dans votre vie ?

En quelques mois, j’ai acquis une véritable aisance lorsque je devais parler en public – j’ai même pris goût au théâtre d’improvisation. Je me suis rendu compte que c’était moins la prise de parole que sa préparation et son anticipation qui me rendaient nerveux… J’ai gagné en assurance, des portes se sont ouvertes, j’ai pris des initiatives que je n’aurais sans doute pas osées auparavant. J’organisais par exemple le Los Angeles New Civilization Salon, qui rassemblait chaque mois une bonne centaine d’artistes, inventeurs, visionnaires et philosophes un peu farfelus. La soirée était consacrée à des échanges variés – discussions, présentations et représentations… C’était un concept original, une sorte de «melting pot» culturel à mi-chemin entre les conférences TED et le Cirque du Soleil.

Comment définiriez-vous un bon orateur ?

C’est un orateur qui a son sujet à cœur, qui a conscience de la valeur de son propos ou de son expérience, mais  tient avant tout à les partager avec son auditoire. Il faut aussi que le discours paraisse naturel, même s’il a été préparé pendant des heures. En France, où la figure de l’intellectuel est placée sur un piédestal, on considère parfois, à tort, qu’il suffit de connaître parfaitement son sujet pour bien en parler. Certains ont oublié que communiquer signifie «mettre en commun». Aux Etats-Unis, la culture est différente, plus pragmatique – ce sont les VRP, petits ou grands, qui font rêver… qu’ils vendent des produits, des projets ou des idées. C’est donc moins le contenu que l’impact du discours sur l’auditoire qui y est jugé déterminant.



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