UMP31; Un renouveau “ vintage ”

Le 22 mai dernier, Patrick Devedjian était à Castelginest pour diriger une réunion du comité départemental de l’UMP 31 et ensuite, animer avec Christian Raynal et Dominique Baudis une grande réunion publique des militants. Comme indiqué dans notre précédent numéro, la nomination de D. Baudis à la fonction de président intérimaire de l’UMP fut l’annonce principale.
Cette nomination globalement bien acceptée a été soumise au vote à mains levées du comité départemental. Lors de la conférence de presse, à propos des nominations par le bureau Parisien de l’UMP, P. Devedjian a surtout insisté sur le besoin de rassembler, sur les blessures des différents échecs électoraux et d’un homme consensuel comme le nouveau président pour soigner ces plaies. P. Devedjian a confirmé que le nouveau président serait élu aux cours du mois de novembre 2008, lors des élections internes nationales de l’UMP. Il a rappelé que cette élection était ouverte et que les candidats seraient tous mis sur un pied d’égalité, démocratiquement. En ce qui concerne la nomination de C. Raynal à la fonction de secrétaire départemental, elle devra être validée au moment de ces élections par les élus des circonscriptions. Dominique Baudis a rappelé que son désir de rassembler tous les courants était sa priorité. Il a aussi déploré le mauvais procès fait à Jean-Luc Moudenc. «Perdre de 1 000 voix ce n’est rien» dit-il, «s’il avait gagné de 1 000 voix tout le monde n’aurait pour lui que les éloges». Si sur le fond ce dernier a raison, c’est quand même la dure loi des élections de rendre compte des échecs comme des victoires.

 

Appartenance de D. Baudis à l’UMP ?

Surtout que dans les rangs de l’UMP 31 beaucoup avaient prévenu avant l’échec de la mauvaise constitution de la liste, du retard pris dans la communication de campagne etc. Ce sont donc les militants qui jugeront l’affirmation des dirigeants d’aujourd’hui «Jean Luc Moudenc est indispensable à l’UMP 31» Peut-être que certains relèveront que l’UMP 31 n’a pas été indispensable à Jean Luc Moudenc pour les élections, qu’il en avait même rejeté son appartenance. Mais comme chacun sait, ce qui se dit en campagne électorale est très vite oublié ensuite. D. Baudis a ensuite affirmé que dans son projet pour l’UMP 31, outre le travail de rassemblement, il avait l’ambition de redonner à l’Europe toute sa place dans le débat,  il a même ajouté que c’était son projet principal. Que la diversité et le pluralisme étaient ses valeurs et qu’à ce titre il avait l’intention de travailler avec toutes les composantes de l’UMP 31 et même au-delà (sic). Après ses expériences de nombreux mandats électifs, sa position actuelle lui permettait de faire passer ses convictions et celles de sa famille politique avant toute considération de mandat électif. Il a enfin ajouté que le travail de l’UMP 31 devait se faire aussi auprès de tous les cantons oubliés par le passé. Bien sûr la question de l’appartenance de D. Baudis à l’UMP fut posée. P. Devedjian qui avait bien préparé sa réponse, s’est empressé de dire que l’UMP était depuis 2002 le rassemblement de l’UDF, du RPR et de démocratie libérale. A ce titre les appartenances politiques de D. Baudis sont largement présentes dans ce mouvement (Il a cité Pierre Méhaignerie).
 
Machine à perdre

Le secrétaire national de l’UMP a rappelé à cette occasion que l’UMP représentant la majorité présidentielle était un parti de droite et du centre. Certains penseront que ce raccourci est un peu réducteur, que le nouveau centre n’a de nouveau que le nom, mais qu’il représente le centre. Que le MoDem de François Bayrou est aussi un parti du centre et que les centristes qui ont rejoint l’UMP s’y sont dissous. Une question à P. Devedjian sur Philippe Douste Blazy a été balayée par une phrase sibylline «Il est parti». Enfin la question des sénatoriales a été posée. Grégoire Carneiro avait l’intention de mener la liste UMP, les réunions d’investitures nationales étant lundi 26 mai. Quand on questionne un peu plus, on comprend que Monsieur Carneiro a tout le soutien de D. Baudis et de P. Devedjian. Rien d’étonnant à ce que ce soit lui qui ait l’investiture. Sa candidature a été d’ailleurs officiellement annoncée, ce qui prouve bien que la véritable démocratie est revenue à l’UMP. Alain Chatillon, qui œuvre à Revel depuis tant d’années, qui a déclaré sa candidature aux sénatoriales depuis bien longtemps risque fort de se faire doubler par la droite, alors qu’il attendait plutôt un débordement par le centre. D. Baudis ayant indiqué que ses fonctions de président de l’Institut du Monde Arabe ne lui permettaient pas d’avoir un mandat électif de sénateur. Il a aussi affirmé qu’il serait sur la liste électorale en position non éligible pour aider celui qui aura l’investiture, ce qui est un minimum pour un président. A savoir ce qu’il fera si l’UMP Paris ne donne pas l’investiture à G. Carneiro, ce qui paraît impossible. Au cours de la réunion publique, après l’annonce de la candidature de G. Carneiro, A. Chatillon a pris la parole pour rappeler qu’il était candidat et qu’il se maintiendrait s’il n’avait pas l’investiture. Paris est prévenu, la machine à perdre est encore une fois en train de chauffer en Haute-Garonne. Ainsi l’UMP31 va renaître avec de nouveaux responsables à sa tête. Ce sont donc les militants qui ont tout lieu d’être satisfaits et qui le feront savoir certainement lors des élections internes de Novembre, surtout que les sénatoriales seront passées là-dessus.

Patrick Crasnier
Radio Plus Toulouse
www.jazzpote.net


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