UMP, conséquences locales ou pas ?

Le duel fratricide auquel Copé et Fillon se sont livrés, aura de toute façon affaibli le parti qui avait mené Jacques Chirac puis Nicolas Sarkozy à l’Elysée… Pour combien de temps ? That is the question. Avec l’UDI de Borloo sur sa gauche, et le FN version Marine sur sa droite, l’UMP est prise en sandwich malgré elle. Les militants sont écœurés et il sera difficile de les remobiliser rapidement. Un paramètre politique difficile donc à évaluer (qui de l’UDI ou du FN tirera bénéfice de cette guerre des chefs ? Ou les deux peut-être…), pour faire une prospective pertinente de l’avenir de ce parti.
Et à Toulouse ?Un séisme politique de cette amplitude ne peut qu’avoir des conséquences d’un point de vue local. Ceux qui vous diront le contraire, sont ceux qui voudront éteindre le feu, ou ceux qui resteront adeptes de la Méthode Coué… Elle ne fonctionne pourtant pas tout le temps. L’UMP ne peut désormais plus faire comme si rien ne s’était passé. A Paris comme à Toulouse… Y compris dans le vote de ces fameuses motions, qui a sacré celle portée par les duettistes Geoffroy Didier et Guillaume Peltier. L’UMP 31 est-elle donc plus proche de l’UDI ou du FN ? Le vote des militants (je ne parle pas ici des sympathisants, je ne referai pas l’erreur des sondages) largement pro-Copé et pro-Droite forte peut poser question. Une situation qui met forcément dans l’inconfort un Jean-Luc Moudenc issu de la famille centriste et démocrate-chrétienne. Lui qui a pris le parti de ne se prononcer médiatiquement ni pour Copé ni pour Fillon, mais qui a habilement demandé à ses lieutenants de s’engager pour l’un ou l’autre, va devoir faire face à un choix. S’il souhaite prendre d’assaut le Capitole, il devra se recentrer (car de toute façon sur l’aile droite le FN sera présent) obligatoirement pour élargir l’électorat UMP trop étriqué en terres toulousaines. Au pays du radicalisme, brandir l’étendard Copé pourrait s’avérer davantage un handicap sur le long terme… Mais petit problème, Christine de Veyrac, René Bouscatel et Jean-Jacques Bolzan tiennent le gouvernail au centre du jeu. Qui aura donc le dernier mot ?
A Paris de faire pencher la balance
C’est de la politique nationale que pourrait venir le salut pour la droite et le centre de la ville rose. Des jeux parisiens, des rapports de force entre UMP et UDI, des accords pour les villes de plus de 100 000 habitants… Dépendra le sort d’une future liste locale d’union. Paris déciderait donc d’une tête de liste, soit UMP, soit UDI. Sauf si le tempérament rebelle des Toulousains n’écoutait pas les sirènes de la capitale. En tel cas la possibilité de deux listes referait son apparition ; pour faire le jeu d’une gauche qui n’attend que ça. Et si Moudenc et de Veyrac nous faisait un remake de Copé-Fillon ? A ne pas exclure, non ? A moins qu’un tiers mette tout le monde d’accord. Mais il est où ? LOL



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