Trésor toulousain: Le quai de la Daurade

A l’emplacement du quai de la Daurade, entre les 12e et 17e siècles,  débouchait un pont. Ce dernier reliait l’hôpital Saint Jacques à l’église de la Daurade, deux édifices appartenant aux bénédictins. Pour les Toulousains du Moyen Age, c’était le Pont neuf. Puis lorsqu’il fut couvert vers la fin du 15e siècle, il prit le nom de Pont couvert. Construit de pierre, de brique et de bois, le pont souffrait des affres du temps et des inondations. En 1632, le Pont neuf est enfin terminé (sa construction avait été décidée plus d’un siècle auparavant par François 1er). Cette réalisation sonne le glas de celui qui porta ce même nom quelques décennies. En 1639, le pont couvert de la Daurade fut démoli. On peut en voir les vestiges sur le pilier encore debout du côté de l’hôtel Dieu Saint Jacques. La place et le quai de la Daurade étaient donc une zone « portuaire », et les livres d’Histoire révèlent que ce coin était habité par des personnes modestes. De nombreux pêcheurs transitaient par l’endroit qui était appelé à l’époque le port Viviers. Certains y vivaient. Des ouvrages font état d’un marché aux volailles et aux œufs. Des « garrabots » (bateaux, ndlr) étaient amarrés au quai et transportaient le sable et des galets de Garonne pour en faire des matériaux de construction. Puis, ce fut au tour des bateaux-lavoirs de prendre place sur ce quai…

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