Trésor toulousain: La violette

Que serait Toulouse sans ses violettes ! La petite fleur fait, sans conteste, partie du patrimoine local. Elle s’invite sur les pelouses de la ville rose et les égaye avant même la fin de l’hiver, comme pour annoncer le printemps. Plante odorante et décorative, la violette était considérée, au Moyen Age, comme une plante magique aux vertus aphrodisiaques. Elle fut baptisée Fleur de l’amour impérial car elle était une des fleurs préférées de Napoléon, son épouse Joséphine en portait le jour de leurs noces. Dans le langage des fleurs, la violette est le symbole d’un amour secret, c’est la fleur de la modestie, de la pudeur. Très utilisée en herboristerie pour le traitement des souffrances respiratoires, elle continue de nos jours, sous forme de pastille ou d’infusion, à être utilisée pour ses propriétés émollientes et expectorantes. Elle est aussi employée dans la fabrication de parfums. A Toulouse, la violette a fait, de la moitié du 19e siècle à la moitié du 20e, les beaux jours des maraîchers du nord de la ville. Elle s’exporte même jusqu’en Russie et fait vivre près de 600 producteurs. Une série d’hivers rigoureux mit en péril sa culture dans la seconde moitié du 20e siècle. La fleur emblématique de la ville si chère au cœur des Toulousains, saura se faire attendre jusqu’au mois de mars. En attendant vous pouvez toujours les croquer sous leur forme cristallisée en confiserie !

 

Marie-Agnes Espa

 

 



Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Le temps imparti est dépassé. Merci de saisir de nouveau le CAPTCHA.