Trésor Toulousain: La bienfaisance du Taur

Certains auront remarqué le Bureau de Bienfaisance du 73 rue du Taur, un bâtiment qui aujourd’hui accueille une crèche municipale. Et la vocation liée aux enfants n’est pas une nouveauté dans ces locaux. A la fin du 19e siècle, ils hébergeaient un dispensaire pour enfants malades appelés « bureaux de bienfaisance ». Cette appellation est l’un des fruits de la Révolution française qui souhaitait marquer la Fraternité citoyenne en attribuant aux municipalités l’aide aux enfants, aux malades et aux indigents. Comme un peu partout en France, les bureaux de bienfaisance s’installent au sein des édifices religieux qui, jusqu’à lors, assuraient cette mission de charité. Dans le même quartier, selon les archives, il existait de nombreux couvents qui accueillaient les plus faibles. A l’exemple de celui des chanoinesses de Saint Augustin situé entre les rues Lafayette et Kennedy (là où se situent actuellement les bureaux de La Poste, ndlr) fondé au début du 14e siècle. Les religieuses offraient le gite aux filles de « mauvaise vie » qui faisaient acte de repenti. L’histoire de cet édifice se poursuit de façon inattendue, car il devient après la Révolution française une prison pour femmes.

Ema



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