Trésor toulousain Ces belvédères qui nous surplombent

Nous ne les voyons pas forcément et pourtant ils sont bien là. Il n’y a qu’à lever les yeux ! Le mot tire ses origines de l’italien, l’adjectif bello (beau) et le verbe vedere (voir), que l’on peut le traduire par belle vue. Le Pape Innocent VIII, en se faisant construire le Belvédère du Vatican au XVe siècle lança, probablement malgré lui, une mode. Un engouement qui prit un second souffle à l’époque néoclassique. Un belvédère est une construction en hauteur ou surélevée, qui peut revêtir différentes formes (tour, terrasse, rotonde, plateforme sur un toit…), et peut aussi comporter une table d’orientation. Ainsi, les belvédères toulousains offrent à leurs visiteurs une vue incomparable sur la cité rose et le lointain. Si certains sont bien connus des Toulousains comme celui de l’Hôtel d’Assézat, d’autres sont beaucoup plus discrets comme celui que l’on peut observer sur les toits de la Place Wilson, perché au-dessus d’un grand hôtel et d’une pizzéria. Cette place qui n’était au Moyen Age qu’un pré à l’extérieur des remparts de la ville, prit la forme que nous connaissons actuellement à la fin du XVIIIe siècle, lorsque la ville chargea son architecte Jacques-Pascal Virebent de faire de cet endroit une porte digne de la cité des Capitouls.

 

Marie-Agnes Espa



Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Le temps imparti est dépassé. Merci de saisir de nouveau le CAPTCHA.