Tourisme fluvial ; Toulouse se la coule douce…

Bateaux croisières, bateaux restaurants ou commerces, le tourisme fluvial compte bien larguer les amarres à Toulouse et attirer un public toujours plus large. En cette année Riquet, l’Office de Tourisme de Toulouse, la mairie et l’UMIH batellerie, s’associent pour proposer de nouvelles animations. Une collaboration qui a donné lieu à plusieurs voyages découverte ce mardi.

 
Avec l’arrivée des beaux jours, rien de tel qu’une balade au calme, sur la Garonne ou le Canal du Midi, histoire d’évacuer ne serait-ce qu’une heure, le stress de la vie quotidienne. Chaque année, 100 000 passagers naviguent ainsi sur le fleuve, 250 000 sur le tronçon haut-garonnais du Canal du Midi. «Ces chiffres, nous voulons les multiplier par deux dès 2012» annonce Pierre Cardinale, délégué général de la coordination UMIH batellerie.
2010. Année qu’a choisie la ville de Toulouse pour célébrer le fondateur du Canal du Midi, Pierre-Paul Riquet, et mettre en avant son tourisme fluvial.
Un chantier qui n’a pas été simple tant les énergies semblaient éparpillées. «Jusqu’à présent, les professionnels du secteur travaillaient un peu de manière autonome, indépendante» explique Sonia Ruiz, président de l’Office de Tourisme de Toulouse et adjointe au maire. «Or il est important d’aller tous ensemble dans la même direction, de créer du lien, de l’activité, avec pour conséquence de conforter la diversité de l’offre touristique pour faire venir le maximum de visiteurs, d’augmenter l’attractivité ainsi que la durée du séjour dans notre ville. C’est notre souci permanent».

Eviter “ les ronds dans l’eau ”

Une demie journée. C’est en moyenne le temps que passent les touristes à Toulouse. L’allonger de quelques heures équivaudrait à y dormir. Un bénéfice par ricochet certain, pour des professionnels qui en attendant font grise mine : «S’installer à Toulouse pour une nuit, cela veut dire contenter les hôteliers, qui pour l’instant ne sont pas satisfaits et ils ont raison, parce qu’il y a un déficit de fréquentation de nos hôtels sur les fins de semaine et les périodes de vacances. Cela signifie aussi que le visiteur va venir en consommateur de prestations diverses, en se rendant non seulement à la Cité de l’Espace, à Airbus, ou au muséum, les trois sites toulousains les plus fréquentés, mais aussi dans les monuments religieux, les musées et les restaurants bien sûr» poursuit Sonia Ruiz.
De leur côté, les bateliers ne manquent pas d’idées nouvelles pour attirer le touriste. Car pour Pierre Cardinale, il faut être en effet inventif et éviter «les ronds dans l’eau» : «On a mis en place sur cinq ans un développement de la batellerie avec de nouveaux bateaux, dont Baladine 2, mais il faut réfléchir à d’autres activités, d’autres marchés comme les navettes fluviales mises en place pendant la foire expo». Cela va commencer avec le lancement d’une croisière-dîner précédée d’une présentation historique des voies d’eau toulousaines. Une animation dont les Toulousains auront la primeur le mercredi 2 et le jeudi 3 juin. En discussion également, des manifestations nautiques autour du canoë et de l’aviron ainsi qu’une opération de beach rugby sur le port Viguerie qui pourrait avoir lieu elle aussi en juin.

Claire Manaud


www.toulouse-tourisme.com
www.toulouse-croisieres.com
www.bateaux-toulousains.fr
www.loccitania.fr


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