Toulouse XII ; Christophe Alvès : futur Maire de Canton ?

Christophe Alvès est le candidat UMP sur ce canton. Délégué de la 6ème circonscription, ce trentenaire d’origine tarnaise, commercial dans le tourisme aérien, a notamment travaillé aux côtés de Françoise de Veyrinas. S’il est élu, Christophe Alvès sera, il l’assure, un «vrai politique de proximité et d’écoute». Interview.

 
Christophe Alvès, vous êtes d’origine tarnaise et installé à Toulouse depuis 2002. Pourquoi avez-vous choisi de vous présenter sur le canton 12* ?
C’est un canton pour lequel j’ai travaillé aux côtés de Françoise de Veyrinas (ancienne ministre et première adjointe au maire de Toulouse, décédée en 2008, ndlr) lorsqu’elle était maire de quartier. J’en ai été le délégué de canton au sein de l’UMP et en suis aujourd’hui délégué de circonscription. C’est un canton que j’aime et pour lequel je suis engagé depuis toujours ! Sur le plan municipal et politique, c’est aussi un canton dont j’ai la charge dans le cadre de mes responsabilités aux côtés de Jean-Luc Moudenc. Je suis sensibilisé à toutes ses problématiques et suis en contact permanent avec les acteurs de ce canton.

Quelles sont les difficultés auxquelles sont confrontés les habitants de ce canton ?
Elles sont nombreuses et je les développerai prochainement dans mon journal de campagne. En revanche ce qu’il manque énormément sur le canton, ce sont des élu(e)s de proximité ! Et cela est valable aussi dans l’action municipale. Cette carence est notamment la conséquence de la suppression des maires de quartiers décidée par Pierre Cohen. Par exemple, si vous demandez à un habitant de nos quartiers, le nom de son conseiller général, le lieu de sa permanence, ses actions, ses projets, vous aurez du mal à obtenir une réponse ! Je pose simplement la question : trouvez-vous cela normal ?

Créer une commission de canton

Quelles réponses leur proposez-vous ?
Je veux avant tout devenir le Maire de Canton des habitants de mes quartiers ! Être au plus proche d’eux et bâtir ensemble un projet ambitieux dont je présenterai les grandes lignes dans mon programme à venir. Je souhaite être présent sur ce canton aussi bien à travers une présence hebdomadaire de ma permanence, que par un lien constitué par la création d’une lettre de liaison “La lettre de votre conseiller général” qui se présentera aussi bien sous forme papier qu’électronique. Je souhaite aussi pouvoir créer une commission de canton dans laquelle pourraient siéger tous les acteurs de ce canton (représentants associatifs, parents d’élèves, séniors…) Bref, vous l’aurez compris, un vrai politique de proximité et d’écoute ! Un homme politique doit être présent avant, pendant et après une élection, ce qui – et je le regrette – n’est pas le cas pour l’heure ! Sur le quartier des Pradettes par exemple, avez-vous revu le maire de Toulouse et la Conseillère Générale en visite depuis leurs élections au Capitole !? La seule visite remonte il est vrai, à il y a 15 jours uniquement dans le but d’accompagner mon adversaire socialiste. De qui se moque-t-on ? Telle n’est pas ma conception de la politique.

Certains candidats à ces cantonales ont choisi de partir sans étiquette, alors qu’ils sont adhérents d’un parti. N’est-ce pas une meilleure stratégie dans une élection comme celle-ci, qui plus est, défavorable à la droite que vous représentez ?
Je ne souhaite pas faire de cette élection une élection de parti, d’étiquette ! Je suis le candidat de tous les quartiers toulousains du canton. Je reste fidèle à mes valeurs. Les électeurs doivent élire le Conseiller Général qui saura servir les intérêts de son canton au sein de l’assemblée départementale.

 

Voter utile dès le 1er tour

Le fait qu’il y ait plusieurs candidats de gauche sur ce canton, peut-il au contraire servir vos intérêts ?
C’est un fait, la gauche a toujours beaucoup de candidats. Pour ce qui me concerne, je préfère rassembler autour d’une seule personne. Mon atout dans cette campagne, c’est l’action de terrain que je mène tous les jours au plus proche des Toulousains. Mon intérêt à moi, c’est que le travail que je mène sur le terrain depuis trois ans soit reconnu et je continuerai à travailler ainsi.

Une alliance au seuil du deuxième tour avec le Front National serait-elle envisageable ?
Pour cette élection, le seuil pour se présenter au second tour a été relevé de 10 à 12 % des inscrits ; ce qui rend peu probable une triangulaire au second tour. Pour ma part et quelque soit le type d’élection, je suis pour l’Union et le Rassemblement dès le départ. Il convient donc plus que jamais de voter utile dès le 1er tour. Mais quoiqu’il en soit, je ne ferais aucune alliance avec le Front National si l’occasion se présentait.

Les affaires qui secouent le gouvernement (MAM, la colère des magistrats, entre autres) ne sont-elles pas un handicap dans votre action au quotidien ?
Je suis candidat au Conseil général de la Haute-Garonne. Il ne faut pas confondre l’élection locale avec des événements nationaux sur lesquels, au demeurant, il y aurait beaucoup à dire. Mon action, c’est le quotidien des habitants de mes quartiers.

Propos recueillis
par Claire Manaud

* Beauregard – Bellefontaine – Lardenne –
Les Pradettes – Mirail Université –
Reynerie – Saint Simon


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