Toulouse; SOS tranquillité bonjour

La municipalité a enfin lancé son Office de la Tranquillité, promesse de campagne du candidat Pierre Cohen sur une idée de l’ancien patron de la police nationale à Toulouse Jean-Pierre Havrin. Un service disponible 24h/24, toute l’année.

 
«La criminalité est de la responsabilité de l’Etat. La tranquillité relève de nos missions.» C’est en ces termes que le maire de Toulouse Pierre Cohen justifie la mise en place d’un Office de la Tranquillité, opérationnel à partir du 5 octobre prochain. Le 3101, c’est désormais le numéro de téléphone citoyen indispensable pour tous les Toulousains. Au bout du fil, une quarantaine d’agents prêts à répondre aux petits soucis du quotidien comme les nuisances sonores ou les problèmes de voisinage, 7 jours sur 7 et 24h/24. Des réponses peuvent être apportées dans la minute mais, au besoin, des régulateurs voire des médiateurs sont saisis pour régler les différends.
Entre SOS Amitiés et Sans Aucun Doute, l’Office de la Tranquillité n’a pas pour vocation de se substituer à la police nationale et au fameux 17 : «Le constat est le suivant : après 17h, c’est le désert, il n’y a personne pour répondre à part les services d’urgence», explique Jean-Pierre Havrin, adjoint en charge de la sécurité. «Cette absence crée une grande solitude et donc un sentiment d’insécurité. L’Office de la Tranquillité répond à un véritable besoin et les autres services d’urgence soutiennent notre démarche.» Il faut dire que Toulouse connaît ces derniers mois une flambée de la délinquance avec 22 293 faits constatés au premier semestre 2009, soit une hausse de 1,5 % par rapport à la même période en 2008. Pour Pierre Cohen, la mise en route d’un Office de la Tranquillité s’inscrit dans la continuité de la signature d’un Contrat Local de Sécurité Prévention de la Délinquance à Toulouse, d’un redécoupage des différents quartiers et du travail de la police municipale qui compte 250 agents.
Le 3101 met fin au service Allô Mairie ou plutôt absorbe à la fois ses opérateurs et ses missions. L’Office de la Tranquillité devra donc répondre à la fois aux problèmes d’incivilité et aux 700 appels jour que comptaient Allô Mairie. «La tranquillité est une ambition bien plus vaste et plus aboutie que la sécurité», confie Jean-Pierre Havrin. L’opposition municipale, par la voix de Jean-Luc Moudenc, s’interroge quant à elle sur «l’efficacité» d’un tel dispositif quand «les effectifs de la police municipale ne sont pas augmentés». Pierre Cohen répond aux critiques : «Nous voulons faire de cet office un véritable observatoire qui permettra de faire émerger des phénomènes nouveaux et d’interpeler les élus pour nous mettre dans l’obligation d’être au rendez-vous. Les Toulousains attendent de l’action.» Premier bilan dans trois mois.

Sophie Orus


UN COMMENTAIRE SUR Toulouse; SOS tranquillité bonjour

  1. Irokoa dit :

    Vous habitez les quartiers Capitole, Saint-Pierre, Bourse, Daurade et quartiers avoisinants du centre ville de Toulouse? Vous êtes régulièrement dérangé dans votre sommeil par des conversations interminables, des cris et hurlements, provenant de la rue? Si vous aussi, vous trouvez que la situation devient invivable, rejoignez nous en signant cette pétition en ligne : http://bit.ly/petition31

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