Toulouse; Parole à la culture

Après les Assises de la Mobilité, c’est au tour de la culture d’être analysée et discutée par les Toulousains, en vue de la candidature Toulouse 2013 et d’un projet d’action politique global.
 


«La culture, tout le monde y a sa place»
, tel est le slogan des prochaines Assises de la Culture qui se tiendront à Toulouse à partir du 6 juin. A l’image de son engagement pour la refonte des transports dans la Ville rose, Pierre Cohen a tenu à réaliser rapidement une promesse de campagne : «La culture est l’une de nos priorités. Il faut la mettre à plat et lui donner toute sa dimension dans la politique de la ville. Ces Assises apparaissent dans l’urgence mais nous souhaitions une première étape rapidement en vue de porter la candidature Toulouse 2013.» En effet, le dossier de candidature doit être bouclé fin juillet pour un passage devant le jury en septembre. «Ce dossier qui reprend le concept de chemins de culture nous plaît bien mais nous avons la volonté de l’élargir et d’en débattre avec tous les acteurs, les porteurs de projets et les passionnés. 2013 doit être la mise en œuvre de toutes ces dynamiques.

Du centre-ville aux quartiers

Le titre de capitale européenne de la culture, certes mais pas seulement pour la municipalité : «Quelque soit le résultat, nous voulons que Toulouse devienne une métropole européenne de la culture avec une notion de pérennisation. Grâce à ces Assises, nous pourrons réaliser une feuille de route fin décembre pour une nouvelle politique culturelle de la ville», poursuit le maire.
Ces Assises de la Culture, telle une belle pièce de théâtre où les Toulousains seraient les acteurs et les intervenants les metteurs en scène, se dérouleront en trois actes. Premier rendez-vous le 6 juin autour du thème Toulouse 2013 le matin au TNT, avec un état des lieux, une mise en lumière des perspectives et un débat avec la salle. L’après-midi, direction la Cinémathèque, le Petit Théâtre TNT et la salle du Sénéchal pour trois tables rondes : «Comment vivre ici dans le monde ?», «Comment raconter demain ?» et «Comment inventer ensemble ?». La ville de Lille, élue capitale européenne de la culture en 2004 viendra apporter son témoignage. Le 7 juin sera consacré au projet culturel de la ville avec une journée bâtie sur le même principe : débats dans la matinée suivie de trois tables rondes à l’Université du Mirail : «La culture pour tous et par tous», «La culture partout» et «L’artiste dans la cité». Pour Nicole Belloubet, première adjointe au maire, le lieu choisi pour l’ouverture d’une réflexion globale n’est pas innocent : «Nous voulons que la culture occupe l’ensemble du territoire. La ville de Nantes viendra présenter son parcours réussi en la matière.» Parmi les divers animateurs et intervenants, on peut citer Eric Fourreau, Jean-Gabriel Carasso, Fabrice Lextrait, Marc Le Glatin et Gauthier Morax.

Bilan des manifestations culturelles

Acte II de juin à octobre afin de préciser les priorités à partir d’ateliers thématiques : «Nous les avons baptisés les lundis de la culture. Ces ateliers seront envisagés de façon transversale pour la construction d’une cohésion sociale et de pistes de politique dans les quartiers», précise Nicole Belloubet. De 18 à 20 heures, les Toulousains pourront se réunir pour débattre de thèmes à définir avant de discuter des premiers axes de la politique de la ville dans les différents quartiers. Le 18 octobre marquera la fin des Assises avec la restitution des conclusions des ateliers. Troisième acte enfin d’octobre à décembre avec l’écriture d’un projet culturel par les commissions : «Au 1er janvier 2009, le plan d’action annuel sera fixé pour un budget adapté», promet la municipalité.

Si ces Assises de la Culture ont l’ambition de diffuser la culture sur l’ensemble du territoire, la tâche ne sera pas simple, notamment dans les quartiers : «Nous voulons que toutes les cultures aient le droit de cité. Nous entamons un nouveau programme avec l’Orchestre National du Capitole axé sur la pédagogie. Mais nous savons aussi que nous ne pourrons pas faire de greffe dans des lieux de rejet. Nous devons juste essayer d’échanger les cultures», explique Pierre Cohen. Ces sept mois de réflexion seront également l’occasion de faire un bilan de manifestations parfois controversées comme le Marathon des Mots ou le Printemps de Septembre et le nouveau maire n’exclut pas la possibilité de faire revivre des festivals enterrés, sous une forme différente. Epilogue à la fin de l’année.

Sophie Orus

Plus d’infos sur
www.assisesdelaculture.toulouse.fr


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