Toulouse Métropole parie sur les emplois d’avenir

La crise est là, et à l’instar de ce qui a déjà pu se passer dans nombre de pays européens, ce sont désormais les collectivités territoriales qui commencent à être touchées. Le dernier conseil communautaire de «Toulouse Métropole» (37 communes de notre agglomération), qui s’est déroulé le 29 novembre, a d’ailleurs largement illustré les inquiétudes relayées par les élus, tous bords politiques confondus : «Dans la mesure où les dotations de l’Etat vont diminuer, nous devons garder des marges de manœuvre» a déclaré François Chollet, président du groupe d’opposition de «Toulouse métropole d’Europe». Pierre Cohen, la tête de la communauté urbaine, n’a pas fui le débat et a souhaité positiver : «Malgré les difficultés, nos atouts sont connus et sont immenses. Nous avons un rôle à jouer en tant que métropole.» En soutien de la politique gouvernementale, et en réponse à la crise, la communauté urbaine a délibéré pour l’embauche de 220 emplois d’avenir (dont quinze d’ici Noël), qui font écho aux quatre-vingt votés par le conseil municipal de Toulouse. Pour le maire de Colomiers, également 1er vice-président de la communauté urbaine, cette décision tient compte de l’analyse qui avait été faite du précédent en la matière, les emplois-jeunes du gouvernement Jospin (1997) : «Nous souhaitons éviter les effets d’aubaine, proposer des premiers emplois et accompagner des filières.»

Thomas Simonian

 

 

Les emplois d’avenir

Dispositif s’adressant en particulier aux jeunes sans diplôme, âgés de 16 à 25 ans. Le contrat de travail associé à un emploi d’avenir est soit à durée indéterminée (CDI), soit à durée déterminée (CDD de 3 ans ou d’1 an renouvelable jusqu’à 3 ans).



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