Toulouse, la «meurtrie» Le 19 mars 2012 …

Discours Claude Guéant fusillade Toulouse

Les Toulousains pensaient avoir tout vu avec la tragique explosion d’AZF.  Le 21 septembre 2001, une cicatrice à jamais ouverte… Des images, des souvenirs, des témoignages… Mais l’Histoire de notre ville devait une nouvelle fois rimer avec horreur. C’était ainsi écrit. Le 19 mars dernier, le jour se lève sur celle où «je revois ton pavé, ô ma cité gasconne». Les familles arrivent, comme tous les matins, dans une ambiance studieuse et familiale au collège-lycée Ozar-Hatorah situé au cœur du quartier Bonnefoy. Tout d’un coup, l’horreur surgit. Une minute, pas plus, d’une violence inouïe. L’homme arrive en scooter, et se met à tirer sans se poser de questions selon les témoins vus sur place. Jonathan Sandler, 30 ans, «tombe». Ses deux fils, Arieh (5 ans) et Gabriel (4 ans) avec lui… La petite Myriam, 7 ans, succombe elle aussi…

Très vite la nouvelle enfle dans la ville… «Il faut vite trouver cet assassin…» écrit Maxime Médard sur son compte Twitter… Mais Toulouse ne va pas succomber à la psychose. Les Toulousains sont plus forts que ça. Le recueillement prime. Très vite, tous les élus toulousains sont là, sur place. Pierre Cohen, le premier d’entre eux, digne, discret, «touché»… à l’image de sa ville : «Je suis horrifié par cet acte abominable…»

Quelques instants plus tard, c’est le chef de l’Etat, accompagné du Ministre de l‘Education nationale, qui se rend sur les lieux du drame. En début d’après-midi, c’est François Hollande épaulé par Manuel Valls et l’ensemble des élus socialistes de la ville et de la région, qui vient rendre un hommage aux victimes sur les lieux du drame.

La rue Jules Dalou, lieu du drame

Puis, en fin de journée, une intense émotion surprend la grande synagogue. Claude Guéant, François Bayrou et Philippe Douste-Blazy entre autres sont là aux côtés d’Arié Bensemhoun, président de la communauté juive locale, et de Nicole Yardeni (CRIF Midi-Pyrénées) pour prier, pour se recueillir, pour se souvenir… Une marche silencieuse suit dans notre centre-ville.

Trois militaires sont également «tombés» sous les balles de ce tueur… Comme dans tous les films d’horreur, le «The End» est attendu. Vite, très vite.

Nous le savons, nos «mémés aiment la castagne», mais elles aiment surtout la quiétude de notre cité. Et le calme reviendra vite… Mais une deuxième cicatrice est désormais apparue sur le corps de Toulouse, la «meurtrie». La courageuse.

Thomas Simonian

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