Toulouse insolite : Découvrez la ville autrement

Etes-vous sûr de bien connaître Toulouse ? Que l’on habite, travaille ou étudie au centre-ville, l’habitude de lever les yeux en marchant dans la rue, se perd. Une visite guidée de la ville serait l’occasion d’y remédier. Parmi les divers thèmes proposés par l’office du Tourisme, les insolites retiennent particulièrement l’attention… Par Coralie Bombail.

 

Le parcours commence au donjon, situé derrière le Capitole. Ancienne tour des archives municipales, elle est aujourd’hui occupée par l’office du Tourisme. Loin des codes de l’histoire avec un grand H, les visites guidées « insolites » s’attardent sur les petits détails et les anecdotes incongrues qui ont marqué Toulouse. Une manière originale pour les touristes de découvrir la ville, ou pour ses habitants de la redécouvrir. Petit test : le saviez-vous ?

 Qui est la belle Paule ?

L’histoire remonte à 1863. Alors que le roi François 1er est attendu à Toulouse, Paule de Viguier est choisie pour lui remettre les clés de la ville, un geste symbolique à l’époque. Il la trouve si belle qu’il lui adresse une drôle de requête : sortir sur son balcon une fois par semaine afin que les Toulousains puissent l’admirer. « C’était un véritable rendez-vous, elle a fait ça pendant un an », raconte la guide Emmanuelle. Un rituel immortalisé par le peintre Henri Rachou, dont le tableau est exposé dans la salle des Illustres de l’hôtel de ville. Mais on retrouve également son visage sous les arcades du Capitole, peint dans un style plus moderne par Raymond Moretti.

 Saint-Thomas d’Aquin ou Stade Toulousain ?

Une étrange ressemblance entre ces deux symboles… Le plus ancien des deux, le ST entrelacé qui représente les initiales de Saint-Thomas d’Aquin, est inscrit sur le sol d’une crypte de la basilique Saint-Sernin. A l’origine, la relique de Saint-Thomas se trouvait aux Jacobins, mais à la Révolution française, le lieu a été reconverti en caserne militaire par Napoléon, et la relique, transférée à Saint-Sernin. Elle a depuis retrouvé sa place première, mais les initiales sont restées. « C’est à se demander si le Stade Toulousain ne s’en est pas inspiré… », souligne la guide. La question reste ouverte. En tous les cas, c’est au minimum la preuve d’une coïncidence insolite.

 Les mystères de Saint-Sernin…

Saint-Sernin, la plus grande basilique de France, n’est pas exempte de quelques étrangetés… Comme cette pierre non taillée qui ressort d’un pan de sa façade, « c’est la seule qui n’a pas été travaillée par les tailleurs de pierre. Pourquoi ? C’est un mystère », relève Emmanuelle. Mais elle a une légende : « Elle est surnommée la pierre de Jérusalem, et aurait été ramenée par des pèlerins, même s’il est improbable d’avoir porté un tel poids d’Israël à Toulouse à pied ! » Autre énigme qui restera entière : les poissons gravés dans le béton, tout autour de la basilique. Au premier abord, on pourrait croire qu’ils sont simplement le fait de quelques jeunes qui se sont amusés avec le bitume encore frais. Mais c’est avant de savoir que le poisson était le signe des chrétiens pour se reconnaître entre eux à l’époque où ils étaient persécutés (sous l’empire romain, ndlr). Poisson, soit Ichtus en grec, signifiait également Jésus-Christ.

 

 Quels couturiers habillent-ils Notre Dame de la Dalbade ?

Notre Dame de la Dalbade, abritée par l’église de la Daurade, est la seule vierge noire de Toulouse. Son autre particularité : avoir la chance d’être habillée par de grands couturiers ! En 2009, constatant que ses tenues étaient usées, l’association de sauvegarde de Notre Dame de la Daurade, a écrit une lettre à plusieurs ténors de la mode. Et plusieurs d’entre eux ont répondu présents : Frank Sorbier (styliste de Mylène Farmer et Johnny Hallyday notamment), Christian Lacroix, et même Jean-Charles de Castelbajac qui lui a confectionné une robe treillis…

 

 Le palmier de la discorde entre Dieuzaide et Salvadore Dali

La dernière colonne qui soutient le couvent des Jacobins, est surnommée « le palmier », à cause de ses vingt-deux nervures qui partent du « tronc ». Selon la petite histoire, le photographe toulousain Jean Dieuzaide aurait montré des photos de Toulouse à son ami, le peintre Salvadore Dali. Parmi les clichés, se trouvait une image du fameux « palmier ». Or, on retrouve dans une peinture de Dali, intitulée « Santiago el Grande » (qui représente Saint-Jacques à Cheval, ndlr), une similitude avec cet élément architectural. Le peintre aux longues moustaches n’a jamais avoué s’être inspiré de la photo des Jacobins, et « Dieuzaide l’a mal pris »,  selon la guide, Emmanuelle.

A ne pas louper : se pencher au dessus du miroir au sol qui entoure le « palmier ». L’effet vertigineux est garanti !



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