Toulouse; Coup de pouce pour les démunis

Lors de la dernière séance du Conseil Municipal, les élus ont voté à l’unanimité la mise en placed’un micro-crédit social pour les plus défavorisés.
 

Après la mise en œuvre d’un prêt à taux zéro accordé aux acheteurs de biens immobiliers sur Toulouse, la municipalité a décidé de poursuivre son action vers les plus défavorisés en instaurant un micro-crédit, via son établissement public, la Caisse du Crédit Municipal. Ainsi, la mairie s’engage à valider des prêts à des personnes à faibles revenus, habituellement exclues du système bancaire traditionnel, pour des projets permettant leur insertion sociale et professionnelle, comme par exemple un accès au logement ou des dépenses liées à des déplacements. «Nous voulons étendre les missions du Crédit Municipal vers le social. Le prêt sera accordé à des personnes accompagnées par le Centre Communal d’Action Sociale et vise à combler le déficit des banques privées et la carence du marché pour des besoins évidents», explique Joël Carreiras, adjoint aux finances. Dans sa délibération au Conseil Municipal du 23 mai, ce dernier précise : «La situation financière précaire d’un grand nombre de personnes ou foyers constitue un handicap durable à leur insertion sociale et professionnelle, et à la création d’activité et d’entreprises à partir de projets personnels dont ils sont les porteurs.»

Un taux à 0 %

Le micro-crédit social s’élève de 300 à 3 000 euros, le taux de 3 % étant supporté par la ville de Toulouse. Pour l’emprunteur, il n’y aura donc qu’une somme fixe à rembourser, sans intérêt, sur une période allant de 6 à 36 mois. Les dossiers d’éligibilité seront instruits par le CCAS, Joël Carreiras précisant que les personnes surendettées ou ne disposant pas de compte bancaire et donc de capacité de remboursement seront exclues du prêt.
Toulouse est la sixième ville française à opter pour ce genre de micro-crédit. Dans le Tarn-et-Garonne, l’ADIE (Association pour le Droit à l’Initiative Economique) utilise déjà cette aide pour les plus défavorisés. En 11 ans d’activité, elle a débloqué 292 micro-crédits, soit plus de 900 000 euros injectés dans l’économie locale. Mais, selon les spécialistes, si ces petits prêts à taux zéro sont un coup de pouce pour les personnes à faible revenus, ils ne sont pas pour autant une solution miracle à l’éradication de la pauvreté.

Sophie Orus


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