Toulouse à l’heure espagnole

Ce 26 juin, la Ville rose rend hommage à ses exilés ibériques à travers une soirée à la fois commémorative et festive, “Toulouse l’espagnole”, dont cette seconde édition réunira port Viguerie une pléiade d’artistes.

 
Il y a presque un an jour pour jour, la Ville de Toulouse honorait la mémoire de milliers d’espagnols en baptisant l’un des quais du port Viguerie : “Quai de l’exil-républicain-espagnol”. «Nous voulions honorer la mémoire des hom- mes, des femmes et des enfants qui dès 1939 ont trouvé refuge à Toulouse pour fuir le Franquisme. Il fallait remercier cette communauté et trouver une suite à la soirée de l’an passé en instaurant un rendez-vous pérenne», explique Vincentella de Comarmond, adjointe à la culture de la municipalité. C’est aujourd’hui chose faite avec la seconde édition de “Toulouse l’espagnole”, manifestation qui aura lieu sur le quai du port Viguerie ce samedi, en présence de nombreux artistes et figures ibériques.
Et pour décider du programme de la soirée, la Ville a laissé carte blanche à l’artiste de flamenco toulousain Vicente Pradal, lui-même issu de cette communauté espagnole en exil. «Je suis un déraciné et j’ai des souvenirs encore très vivants de ma petite enfance à Toulouse. Pour moi, ce festival a une justification historique même s’il ne faut pas avoir de regard larmoyant sur le passé.» Vicente Pradal avoue avoir travaillé sur trois axes pour concocter des spectacles de choix : «Tout d’abord, j’ai voulu mettre an avant le devoir pédagogique de mémoire. C’est pourquoi Domingo Garcia Cañedo, directeur de l’Institut Cervantes, fera le discours d’ouverture de la soirée. Ensuite, j’ai voulu que le festival donne un regard sur l’hispanité artistique, à travers cette diaspora d’artistes qui ont grandi dans une double culture. Enfin, j’avais à cœur d’ouvrir le dialogue avec l’Espagne d’aujourd’hui et ses nouveaux talents.»
Ainsi se succèderont sur la scène du quai de l’exil, de grands noms espagnols comme le guitariste Serge Lopez, le contrebassiste Renaud Garcia-Pons ou le chanteur emblématique Paco Ibañez, mais également des talents en devenir à l’image de la jeune danseuse nîmoise “la Nimeña”. Vicente Pradal promet que la soirée se terminera par une grande “fiesta” avec des bœufs improvisés, jusqu’au bout de la nuit.

Sophie Orus

Toulouse l’espagnole
Samedi 26 juin à partir de 18h
Quai de l’exil-républicain-espagnol
Entré gratuite par le n°29 de la rue
de la viguerie


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