Toujours l’épidémie…

Au-delà de la sévère claque prise par le XV de France face aux légendaires All Blacks qui ont démontré que rythme, vitesse et condition physique appelaient la réussite des plus belles et des plus variées des combinaisons ; au-delà du couvre-feu souhaité par Brice Hortefeux pour les moins de 13 ans approuvé par 68 % de nos concitoyens, de l’obtention pour la France d’un poste clé à Bruxelles, celui de Commissaire Européen pour le marché intérieur et la régulation financière ; plus que la polémique engagée par Pierre Bergé sur le Téléthon (40 % des Français donneraient moins cette année), c’est l’extension de l’épidémie de grippe A et le lancement de la campagne des Régionales qui constituent, sur fond de sommet de Copenhague, les points forts d’une actualité marquée aussi par l’interdiction de construire des minarets en Suisse (souhaité par plus de la moitié des votants), la faillite de Dubaï (et ses possibles effets dominos) et la disparition du chef-cuisinier Charles Barrier.

 
L’épidémie de grippe tout d’abord. La propagation du virus et sa mutation relancent le débat sur la nécessité de se faire vacciner, le Président de la République annonçant depuis Trinité-et-Tobago le renforcement du dispositif de vaccination : ouverture d’un plus grand nombre de centres et élargissement des plages d’ouverture. Même si, dans la majorité des cas, la maladie reste bénigne, sa propagation et surtout la mutation du virus relancent le débat sur la nécessité ou non de se faire vacciner. Il y a, en effet, aujourd’hui, hésitation entre informations alarmantes sur l’accentuation de l’épidémie (et les images de centres de vaccination surpeuplés) et discours alarmistes sur les dangers supposés de cette vaccination. Hésitation pour un pari en quelque sorte ! Pas celui de Pascal mais celui de la balance entre le bénéfice (avec effets indésirables ou pas) et le risque. La balance, face à la dramatisation des conséquences semble avec les chiffres pencher vers la vaccination.
Sur le front politique, Nicolas Sarkozy vient d’enfiler à nouveau ses habits de chef de parti en nationalisant le scrutin des régionales par le discours d’Aubervilliers, grand messe de lancement de la campagne. Le contexte est difficile : chômage croissant, impopularité du Chef de l’État, dissensions dans la majorité sur des réformes comme la taxe professionnelle. Une vingtaine de ministres sont en campagne dont huit sont têtes de listes régionales. L’espoir est donc mince pour la majorité : garder l’Alsace et la Corse, et gagner quatre régions (hypothèse basse) ou sept (hypothèse plus qu’optimiste). Une échéance difficile pour Nicolas Sarkozy plus que jamais tenté de faire redécoller une UMP qui perd des militants et cherche son second souffle. Un nouveau pari en quelque sorte.

Stéphane Baumont


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