Tisséo; Polémique sur les tarifs

Alors que le maire de Toulouse promettait la gratuité aux moins de 26 ans avec comme première étape des tarifs revus à la baisse dès septembre, Tisséo vient d’augmenter ses prix d’abonnements…

 
L’info a bien failli passer inaperçue en début de mois. On aurait pu croire à un poisson d’avril de la part de Tisséo mais la hausse des tarifs décidée par le partenaire des transports de l’agglomération toulousaine n’est pas une mauvaise blague. Le prix des abonnements, pourtant stable depuis 2002, vient de prendre un sérieux virage : de 10,50 à 11 € pour le ticket hebdomadaire, de 37 à 38,40 € par mois et de 336 à 384 € pour l’abonnement à l’année, soit une hausse de plus de 14 %. De quoi réveiller les ardeurs de l’opposition par la plume de Jean-Michel Lattes, ancien conseiller municipal UMP chargé des transports : «La lecture des nouveaux tarifs, applicables au 1er avril et publiés par Tisséo, amène à s’interroger sur les promesses du Député-Maire-Président de la Communauté Urbaine du Grand Toulouse. […] Au moment où la crise frappe durement les Français et où il faut plus que jamais développer les transports en commun, ces choix apparaissent comme un très mauvais poisson d’avril !»

Plus cher pour les étudiants

En effet, le maire Pierre Cohen avait annoncé lors d’un récent conseil municipal son intention de ramener l’abonnement mensuel à 10 € pour les moins de 26 ans dès septembre, en attendant une gratuité complète des transports. Or, la hausse des abonnements entraîne un sérieux paradoxe : désormais, les transports reviennent beaucoup moins cher aux salariés qui bénéficient de la prime transports de 50 € versée par leur employeur… qu’aux étudiants ! Pour Tisséo, la hausse des abonnements est une manière de récupérer une manne financière afin d’envisager à terme la gratuité. Le partenaire des transports précise également que cette augmentation ne concerne qu’1 % de la grille tarifaire totale. En effet, Tisséo n’a pas touché au prix du ticket unique qui reste l’un des plus compétitifs dans les grandes villes françaises.

Sophie Orus



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