The Do

The Do, c’est tout simplement les initiales de Dan le musicien et d’Olivia la chanteuse. Ce groupe a séduit toute la France avec leur titre «On my shoulders» qui tourne en boucle sur les ondes. Rencontre avec la voix féminine d’une formation révélée sur Internet et qui ne jure que par la langue de Shakespeare.

 
Olivia, comment est né The Do et votre premier album «A mouthful»?
Avec Dan, on s’est rencontrés en travaillant ensemble sur une musique du film «L’empire des loups» et on ne s’est plus quittés. Notre premier album est né par hasard car on possédait plusieurs titres pour des films, du théâtre et de la danse contemporaine. Le fait de les compiler s’est imposé de lui-même car on s’est pris au jeu et des amis nous ont poussés à creuser l’idée.

On parle de vous comme une révélation MySpace. Pensez-vous qu’Internet représente une nouvelle vitrine pour les jeunes artistes?
Heureusement qu’il existe en tout cas car nous n’aurions peut-être pas signé en France. Nous sommes le premier groupe à avoir signé dans une maison de disques grâce à Internet. Tous les contrats qu’on nous proposait avant, nous imposait de chanter en français et donc de ne pas faire la musique qu’on désirait. Cette attitude est ridicule et le Net permet de ne pas se faire manipuler et d’imposer son univers d’emblée.

Un univers tout en anglais, comme de nombreux groupes aujourd’hui en France…
Je pense que la France se libère enfin. Depuis toute petite, je suis sensible aux langues, d’autant plus que je suis trilingue. La pop ou le rock sont avant tout des musiques anglo-saxonnes. Il faut se détourner de cette politique ridicule qui veut protéger la langue française. Celle-ci ne va pas disparaître parce que les artistes chantent en anglais !

On vous classe dans la catégorie folk-rock mais votre musique reste très éclectique. Le fil rouge de l’album est-il tout simplement votre voix si particulière ?
Sans doute, mais on a également la volonté de ne pas s’enfermer dans un style. On aime explorer de nouvelles choses sans prétendre faire de la musique expérimentale. Au niveau des textes, ça reste de la poésie et on essaie de toucher le plus de monde possible.

Comment se passent vos concerts ?
On a pas mal évolué depuis nos débuts car on a mis du temps à appréhender les sensations qu’on peut apporter sur scène. On dispose aujourd’hui d’un batteur qui nous accompagne. Sur scène, on est beaucoup plus énergiques et plus rocks que sur l’album.

Le second opus est-il déjà bien avancé ?
On termine la tournée en décembre mais il nous tarde de retourner en studio. On s’attellera au second album dès janvier avec de nouvelles choses, bien sûr !

Propos recueillis par Sophie Orus

The Do en concert
Jeudi 20 novembre à 20h
Au Bikini


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