Strass et Payet !

Trublion des ondes radio durant 4 ans avec “Le Morning” d’NRJ, Manu Payet a fait ses armes à la télévision dans des parodies aux côtés d’autres agitateurs du PAF. Depuis deux ans, il vole de ses propres ailes avec un one-man show produit par Dominique Farrugia. Le petit Manos du 6/9 est devenu grand.
 


Manu, on a l’habitude de vous voir ou de vous entendre faire le pitre avec vos amis. Qu’est-ce qui vous a poussé à tenter le one-man show ?

Ce n’est pas une décision que j’ai prise du jour au lendemain. J’ai toujours voulu monter sur scène. Quand j’étais petit, je faisais déjà des spectacles devant ma famille ou en colonie de vacances. J’ai toujours été admiratif des mecs qui faisaient du one-man show et tout ce que j’ai pu faire avant, la radio, la télé, m’a fait grandir. J’ai appris à travailler, à nouer des contacts avec des producteurs… Le jour où je me suis senti prêt, j’ai écrit un spectacle et j’ai démissionné de la radio.

C’est un spectacle qui retrace justement ce parcours de vie…

Il y a beaucoup de moi en effet. C’est un peu le fil rouge. Mais il s’agit de mon premier spectacle et j’ai envie de me présenter aux gens, de leur dire que je viens de La Réunion et pas du XIème arrondissement de Paris ou de la Place Wilson à Toulouse ! Je raconte mon parcours mais également des petits moments de la vie qui touchent tout le monde et des sujets très divers : la Préhistoire, la naissance de la cornemuse, mon amour pour le Nutella… J’aime que les gens se retrouvent dans ce que je raconte car on vient tous d’univers différents mais on est tous les mêmes finalement.

Je ne cherche pas le « reconnaissage »

C’est Dominique Farrugia qui produit votre one-man show. Comment s’est passée la rencontre avec cette pointure du monde du spectacle ?

A l’époque du 6/9 sur NRJ, Dominique a contacté Bruno (Guillon, ndlr) et moi pour faire une émission sur le câble “Le Soiring”. Je n’étais pas très chaud pour faire de la télé mais j’ai foncé car c’était quand même un plaisir de travailler avec eux. J’ai dit à Dominique Farrugia, j’accepte de faire ton émission si tu produis le spectacle que je suis en train d’écrire. Il m’a dit banco ! Tout est allé très vite car il marche beaucoup à l’affectif, il n’a même pas lu mes textes !

Vous avez également travaillé avec Elie Semoun…

On s’est rencontrés à la radio et il a compris que j’étais fan de son travail. Plus tard, il m’a demandé d’écrire quelques petites annonces pour son dernier DVD et j’ai tourné quelques sketches avec lui et Franck Dubosc. J’ai également participé au tout dernier spectacle d’Elie, qu’il joue actuellement.

Avez-vous l’impression d’avoir pris une nouvelle dimension car les gens vous reconnaissent désormais ? Vous n’êtes plus seulement qu’une voix à la radio…
Le tournant pour moi a été le passage à la scène. Mais je ne cherche pas forcément le “reconnaissage” dans la rue ! Je veux juste partager avec le maximum de gens mon spectacle et venir en province le défendre.

 

Besoin de légèreté

Justement, comment appréhendez-vous la scène où il faut être drôle et dynamique en permanence ?
C’est un spectacle que je défends depuis un peu plus d’un an donc j’ai le stress mais j’en suis tellement content que cela devient plus facile. J’ai pris confiance. Mais je ne peux pas encore parler de rodage car j’entame à peine ma tournée en province et de nouvelles peurs apparaissent. J’ai l’impression d’aller vraiment à la rencontre des gens car Paris, où j’ai joué pendant longtemps, c’est ma ville. En province, je vais chercher le public, je m’invite chez lui. Cette démarche fait partie de mon apprentissage. Le public toulousain est tellement réceptif et enthousiaste que j’ai hâte.

Cette semaine sort le film sur Coluche d’Antoine de Caunes, un humoriste qui jouait sur la subversion et l’engagement politique. Comment voyez-vous ton rôle de comique ?

J’estime que pour faire du subversif ou de la provoc, il faut avoir plus de répondant, être plus mâture que moi. Je suis encore trop jeune et je considère que mon rôle est d’aller à la rencontre des gens, de leur faire passer un moment qui va leur faire oublier leur quotidien. Coluche était le maître mais ses sketches étaient en prise avec l’actualité, le monde extérieur. Moi je pense qu’aujourd’hui on a besoin d’un peu de légèreté.

Propos recueillis par Sophie Orus

Manu Payet
One-man show
Le samedi 15 novembre à 20h30
Casino-Théâtre Barrière


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