Stéphane Baumont nous éclaire

Le politologue du «JT» décrypte pour nous les débuts de François Hollande.

«Nous avons eu un bon candidat pendant la campagne, parfois même un très bon candidat, et la mue entre le candidat et le président se fait lentement. François Hollande est toujours en quête de ses marques présidentielles. Il ne veut pas être l’hyper président qu’était Nicolas Sarkozy mais a du mal à échapper à la vieille tradition de la monarchie Gaullienne. Il faut donc qu’il trouve un juste équilibre entre l’exercice du pouvoir selon la 5e république et sa volonté de moderniser cet exercice du pouvoir. Certains de ses amis craignent qu’ils ne deviennent le René Coty de la 5e république, un président qui n’incarne pas assez l’Etat avec l’adéquation des majorités parlementaire et présidentielle. Jean-Marc Ayrault s’est, en revanche, plus rapidement mis dans la peau d’un premier ministre… François Hollande sait très bien poser les problèmes, il sait donner de grandes orientations mais le passage à l’acte est plus difficile. Cela l’est d’autant plus pour lui d’un point de vue intérieur que la crise l’a obligé à être accaparé par les questions extérieures. L’international l’a fait, malgré lui, hyper-président…»

 



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