Stef et Jim ; Un Comedy Club à la toulousaine

Artistes complets et modernes, Stéphane Anglio et Jimmy Pagneux forment le duo humoristique hors du commun “Stef et Jim”. Agés d’une trentaine d’années, ils ont déjà une carrière parisienne accomplie et riche d’expériences comme le Comedy Club de Jamel Debbouze ou le Moulin Rouge. Originaire d’Albi, ils reviennent dans leur région et nous parlent de leurs projets. Ils sont dorénavant au cabaret “O Toulouse” un mercredi par mois. Prochaine édition des “Mercredis de l’humour”, le 18 novembre.

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Pour commencer par le début, comment vous êtes-vous rencontrés ?
Stef : Nous étions tous les deux en classe au collège à Albi et déjà nous nous étions trouvés pas mal de points communs. Quelques années plus tard, le théâtre d’Albi organisait un spectacle, une sorte de festival de danse. Moi, j’étais venu faire une imitation de Mickael Jackson et Jimmy un peu de mime. Puis, un problème technique a nécessité une improvisation de 5 minutes. Pour combler, nous avons pris le temps de créer, dans les loges, ce qui allait devenir notre premier sketch : “le cartoon”. Nous nous sommes alors aperçus qu’un déclic s’était produit, nous nous étions amusé et nous avons amusé. Nous avons donc commencé à faire nos premières scènes sur Albi, puis sur Toulouse. Ensuite, nous avons envoyé des cassettes à Anthony Kavanagh et à Kad et Olivier qui nous ont soutenus et permis de faire nos premières émissions télé.

Comment définiriez-vous votre humour ? Que peut-on trouver dans vos spectacles ?

Stef : Nous essayons de faire le spectacle le plus populaire qui soit pour que quelque soit l’âge ou la catégorie socio-professionnelle, les gens se retrouvent dans nos sketchs. Nous ne parlons pas de vulgarités, pas de politique, ni de religion… Nous n’aimons pas l’humour qui choque sans aucune raison. Même si nous restons taquins… Nous faisons surtout des parodies… de pays, notamment dans “le tour du monde”, d’artistes comme Mickael Jackson, de séries télé… Ca reste léger mais taquin. De plus, nous laissons beaucoup de place à l’improvisation. Nous interagissons sans arrêt avec le public.
Jim : Nous avons une trame principale et nous nous permettons beaucoup de liberté. Nous nous connaissons par coeur et sur scène, si l’un part sur quelque chose qui n’était pas prévu, l’autre va forcément suivre. Nous cherchons à impliquer au maximum le public dans nos délires. Certaines personnes venant nous voir plusieurs fois, il faut donc que ce soit différent à chaque fois, d’où la grande part d’impro.

L’aventure parisienne

Vous êtes donc montés très vite, autant professionnellement que géographiquement puisque vous vous êtes retrouvés à Paris rapidement ?
Stef : Ca a été très vite, c’est vrai. Nous avons d’abord fait “les Coups d’humour” de TF1. Puis, Kad et Olivier nous ont repérés et nous avons fait la “Grosse émission” avec eux sur la chaîne Comédie. Ensuite tout s’est enchaîné : nous avons fait les première parties des spectacles d’Anthony Kavanagh qui a été notre parrain. Nous avons fait le “Printemps du Rire” à Toulouse plusieurs fois, et nous avons travaillé dans des cabarets, des casinos. Et aujourd’hui, nous sommes à plus de 700 représentations. En gros, ça fait 11 ans que nous avons commencé et 8 ans que nous ne faisons que “Stef et Jim”, que nous som-mes intermittents du spectacle.
Jim : Pourtant, dans un premier temps, nous avons été surpris de notre succès. Quand nous avons fait notre première représentation improvisée au théâtre d’Albi, nous ne pensions pas à en faire notre métier.

Et une fois à Paris…

Stef : Ca a commencé par la “Grosse émission”, ensuite les “Coups d’humour” et plus récemment “le Moulin Rouge” où nous avons dû adapter notre spectacle et créer une version internationale de plusieurs sketchs pour ce type de public et enfin, on a travaillé au “Comedy Club” de Jamel Debbouze.

Que vous ont apporté ces expériences ?
Jim : Ca nous a permis de nous rendre compte que nous étions très forts… (rires) Non, sans blagues, c’est un régal. Les rencontres artistiques sont excellentes, surtout avec l’équipe du “Comédie Club”. Au début de notre carrière, et même encore, nous avions un petit décalage car ce que nous proposions était peut-être trop moderne pour la province où les gens ont plus l’habitude de voir des artistes qui tournent depuis 20 ans. A Paris, nous avons eu l’impression d’être plus dans notre élément, de vraiment trouver notre public.
Stef : Tout ça nous a apporté une certaine liberté. Nous avons vraiment pu nous lâcher, y aller à fond. Ce que nous espérons un jour, c’est pouvoir attirer le public uniquement pour notre spectacle et pas que parce que nous sommes en première partie d’un grand artiste ou parce que d’autres, plus connus, se produisent avec nous.

 

Les mercredis de l’humour

Au vu de votre réussite à Paris, pourquoi revenir sur Toulouse ?
Jim : Parce que c’est vachement mieux… (rires)
Stef : Sérieusement, nous voulions jouer chez nous, ça nous tient à coeur… et nous avons fini par nous dire, «pourquoi ne pas monter à Toulouse, chez nous, une sorte de Comédie Club où on viendrait pour un rendez-vous et où l’on ferait le spectacle de Stef et Jim avec toute ses variantes, toutes ses surprises, un mercredi par mois». Et c’est ce que nous avons fait. Nous avons appelé ça les “mercredis de l’humour” et avons trouvé un cabaret, le “Ô Toulouse” qui a voulu jouer le jeu. La première a eu lieu le 14 octobre. C’est donc un “Comédie Club” version toulousaine.
Jim : Sans l’émission télé… Nous sommes un duo jeune à l’humour moderne et sachant que Toulouse est une ville étudiante, nous trouvions qu’il n’y avait pas de spectacles pour des Toulousains de notre âge. Il faut aller à Paris pour voir des humoristes de notre génération et c’est dommage. Nous voulions donc remédier à ce manque en créant “les mercredis de l’humour”.
Stef : Si on interroge un Toulousain de 50 ans, il vous dira qu’il écoute Sud Radio, les Chevaliers du Fiel, qu’il a été les voir dans tel ou tel cabaret, mais celui de 20 ans vous dira qu’il attend Gad El Maleh l’année prochaine au Zénith. Il n’y a plus ce rendez-vous local, accessible à tous. Mais nous ne nous cantonnons pas à un public de notre génération. Nous mélangeons tellement les genres de sketchs que tout le monde s’y retrouve. Nous passons des chansons, à une parodie de Dallas ou de la Petite maison dans la prairie, à des sketchs visuels avec des bruitages… Il y en a pour tous les goûts.

Avez-vous d’autres projets artistiques ?
Stef : Nous avons des projets télé maintenant. Nous avons créé une sorte de Sitcom à la “H”, qui relatera les aventures de deux anges virés du paradis. Les épisodes des “BA de Stef et Jim” durent 3 minutes sur le format “Kamelot” ou “Caméra café”. C’est donc l’histoire de deux anges… très cons… que Dieu ne supporte plus et qui prétexte de les envoyer sur Terre en mission pour s’en débarrasser. Ils sont très gaffeurs, incultes et ne connaissent rien au sexe, à l’argent, à l’amour…

Propos recueillis
par Séverine Sarrat

Au Ô Toulouse, 9 rue Lejeune
(métro Compans-Caffarelli), à 20h
Pas de représentations en décembre,
reprise en janvier
www.stefetjim.com
Résa au 05. 61.23.19.79


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