Ségolène Royal ; Elle remet les points sur les “i” …

…A quelques illuminées venues perturber son meeting à La Paillade à Montpellier. En campagne, la “candidate du peuple” à la Primaire socialiste, comme elle s’est baptisée, ne s’est pas laissée démonter quand dans une salle en principe toute acquise à sa cause, des éléments incontrôlés ont voulu ternir la soirée. C’est ainsi que peu après avoir entamé son discours, elle a confirmé qu’elle serait «demain la Présidente du peuple français».

 
A peine déclinées ses “nouvelles règles de la République” que soudain, dans l’assistance, une poignée de femmes voilées soutenues par d’autres manifestants crient «Ségolène casse-toi ! La Paillade n’est pas à toi!». Menaçantes, elles vont même tenter de se rapprocher de la scène où se trouve, stoïque, la leader socialiste. Au point qu’à moment donné, on a même cru que le service d’ordre serait dépassé. L’ex-candidate à l’Elysée, pas le moins du monde perturbée, pendant que la majorité de la salle hurlait pour couvrir les cris des manifestants «Ségolène! Ségolène !», s’interrompit quelques minutes. Puis reprenait calmement la parole, mais avec autorité, pour parler «de respect de la liberté d’expression». Tout en rappelant qu’il ne fallait pas compter sur elle «pour céder à la provocation». Ajoutant même un couplet de morale à l’attention des perturbatrices en évoquant les «principes de la République française, le respect de la démocratie», etc.
Elle dira même, devant un parterre de journalistes très impressionnés par son calme olympien, «ne pas vouloir et en aucune manière laisser le champ libre à des intégristes qui n’ont pas leur place dans la République française. La France c’est la liberté, la fraternité, l’égalité pour tous. Je sais que j’agace toutes celles et ceux, qui ne souhaitent pas me voir venir dans les quartiers populaires, ne peuvent pas comprendre que je sois bien accueillie par les associations. Car dans leurs desseins cachés, ils voudraient que la République laisse à l’abandon ces quartiers et qu’ils puissent y faire la loi, leur loi. Avec moi, ces gens ne feront pas la loi dans les quartiers de la République française».
A quelques jours du dépôt des candidatures aux Primaires socialistes, l’ex-candidate à l’Elysée vient de démontrer, avec force et autorité, que les jeux sont loin d’être faits. Et qu’elle ne compte pas se laisser déstabiliser par des perturbateurs, probablement envoyés par ses concurrents directs à l’investiture…

André Gérôme Gallego



Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Le temps imparti est dépassé. Merci de saisir de nouveau le CAPTCHA.