Sécurité routière ; Implantation de 4 nouveaux radars feux rouges

Après Paris, Marseille, Lyon et Bordeaux, c’est au tour de la ville rose d’expérimenter ce nouveau dispositif de lutte contre les infractions et l’accidentologie.

Les automobilistes toulousains dans le peloton de tête des champions de France de franchissement des feux rouges. Un comportement qui a incité les autorités à installer des radars feux rouges en quatre endroits de la ville, sélectionnés précisément en raison du taux élevé d’infractions. Première mise en fonctionnement, depuis le 11 janvier au carrefour Fronton/Verlaine. Après un comptage réalisé sur une semaine en 2009, le Centre d’Etudes Techniques de l’Equipement y a recensé 678 franchissements par jour. Vont suivre d’ici quelques semaines (étant en phase de test, la date précise reste inconnue à ce jour), trois autres implantations aux carrefours Riquet/Jaurès, Chaubet/Aya et Abadie/Saint Simon. Ces appareils ont pour objectif de diminuer les infractions elles mêmes, mais aussi le nombre d’accidents qu’elles entraînent. A titre d’exemple, huit accidents corporels ont été dénombrés par la Préfecture au Carrefour Riquet/Jaurès sur la période 2003/2007.

Comment ça marche ?

Avec en premier lieu, une information d’importance : l’absence de panneau de signalisation dudit radar. Celui-ci est placé 15 à 30 mètres en amont du feu tricolore. Détecté par un système de boucles inductives, électromagnétiques, tout véhicule, idem pour les deux roues, qui franchit la ligne discontinue d’effet des feux alors que le feu est rouge, est flashé deux fois : une première fois au moment du franchissement, une seconde lorsqu’il est engagé dans le carrefour ; ceci pour «mettre en évidence l’intention coupable du contrevenant», précise la sécurité routière. Cette contravention entraîne un retrait de quatre points du permis et une amende forfaitaire de 135 € (90€ si le paiement intervient dans les quinze jours, 375€ après 45 jours).
Au départ, huit appareils de ce type devaient faire leur apparition. Quatre ont été annulés pour «raisons techniques». En revanche, d’autres pourraient être installés prochainement, nous dit-on, dans l’agglomération toulousaine.

Claire Manaud



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