Sécurité des consommateurs ; La DDPP veille

Au cœur du dispositif “Tranquillité Vacances”, la Direction Départementale de la Protection des Populations. Cette nouvelle structure mise en place le 1er janvier dernier dans les départements de plus de 400 000 habitants, est issue du regroupement de l’unité départementale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes et de la direction départementale des services vétérinaires. En Haute-Garonne, 78 agents, majoritairement des enquêteurs inspecteurs, sont sur le terrain pour la sécurité des consommateurs. Entre le 1er juillet et le 31 août 2009, ils ont contrôlé près de 350 établissements, tout comme cet été, les opérations festives telles que Rio Loco, le Tour de France et Toulouse Plage. Philippe Riou, est le Directeur Départemental de la DDPP. Interview.

 
Philippe Riou, quelles sont les missions de la DDPP dans le cadre de l’opération “Tranquillité Vacances”?
Le cœur du dispositif est la sécurité des consommateurs sur les produits alimentaires. Nous contrôlons la restauration commerciale, rapide, les ventes de bords de routes, les marchés de plein air mais aussi la restauration collective dans les centres de vacances. En période estivale, les contrôles des températures sont renforcés dans certains secteurs comme celui des glaciers mais également des transports de denrées alimentaires.
Cela est important toute l’année mais l’été encore plus parce que tout négligence ou approximation a davantage de conséquences compte tenu justement des températures et de la fréquentation.

Vous faites aussi la chasse à toute “tromperie sur la marchandise” ?
Oui, nous sommes vigilants sur la loyauté envers le consommateur. En Midi-Pyrénées et Haute-Garonne, nous accueillons des touristes aussi bien français qu’étrangers. Nous veillons au respect des signes de qualité. Si une carte par exemple propose du Roquefort, des vins de Fronton, ou du Foie gras du Sud-Ouest, nous vérifions que cela correspond bien à une réalité, car ces produits sont la vitrine de la région. C’est aussi la réputation des producteurs qui est en jeu. Comme nous demandons également à voir les doubles de  notes remises aux clients.

Doit-on davantage se méfier d’une vente ambulante que d’un restaurant dit traditionnel ?
Les établissements qui proposent des produits alimentaires en bord de route peuvent présenter des conditions d’installation plus précaires que la restauration traditionnelle. Mais cela ne signifie pas pour autant que le consommateur a plus de risques de s’intoxiquer dans une friterie que dans un restaurant. Car dans la vente ambulante, peu de produits sont proposés et leur rotation est forte. Dans un restaurant, l’inverse peut se produire.

Diriez-vous que la situation de la sécurité alimentaire s’améliore ?
Globalement il n’y a pas de détérioration de la situation. Il faut dire que les Chambres de métiers font un travail important de formation dans ce domaine. De même que, les professionnels s’auto-contrôlent car il est évident que nous ne pouvons pas tous les contrôler en permanence. Ils réalisent eux-mêmes des prélèvements sur les produits afin de vérifier qu’ils sont sains. Grâce d’une part, à la responsabilisation des professionnels et d’autre part à notre travail, nous parvenons à un équilibre voire une amélioration. Sans oublier que la réglementation, d’inspiration européenne, a également fait évoluer les choses.

 

A Toulouse, vous avez tout récemment visité le Festival Rio loco ?
Oui ce n’est d’ailleurs pas la première fois. Je tiens à préciser à ce propos que notre venue n’est pas annoncée !  Nous avons contrôlé une quarantaine d’opérateurs, c’est-à-dire de commerçants (aussi bien des commerces de bouche que de la restauration rapide) ainsi que ceux qui proposaient des vêtements, des bijoux. Nous avions décidé cette année d’avoir une action toute particulière sur les opérations festives.

Quel bilan en tirez-vous ?
C’est plutôt encourageant. Il y a une implication forte des organisateurs, comme la Mairie de Toulouse. Nous collaborons afin qu’ils sachent le type d’exigence à avoir à l’occasion de ce type d’événements. Aucun procès verbal n’a été transmis, ce qui est une bonne nouvelle. Nous avons simplement émis quelques observations : la façon dont les produits  étaient annoncés, afin d’améliorer la situation. C’est l’objectif premier de ces contrôles.

Vous étiez présents sur le Tour de France. Que pouvez-vous en dire ?
Oui, nous avons été présents sur les deux étapes du tour de France. Ce type d’événements réunit un grand nombre de passionnés qui en profitent pour passer quelques jours dans la région. Aussi, avons-nous effectué des contrôles avant l’événement pour vérifier les hébergements et la restauration traditionnelle (hôtels, restauration commerciale). Le jour de l’étape de Bagnères de Luchon nous serons présents pour vérifier la restauration rapide et nous assurer que des contrefaçons ne sont pas vendues.   

Nous sommes fin juillet. Combien d’établissements avez-vous contrôlés à ce jour en Haute-Garonne ?
Environ 70 établissements. Il y a eu 148 actions de contrôles sur l’hygiène notamment, 36 rappels de réglementation qui ont donné lieu à des observations écrites et 3 intentions de Procès Verbaux qui peuvent aboutir soit à une transaction pénale décidée par le Procureur de la République soit à une audience, généralement devant le tribunal de police. Sinon nous n’avons pas constaté de fait marquant pour le moment.

Propos recueillis
par Claire Manaud


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