Roms :un programme d’insertion est en cours

romsDepuis mars dernier, la mairie de Toulouse et la préfecture ont lancé un programme d’insertion des Roms : la MOUS (Maîtrise d’œuvre urbaine et sociale). Qu’en est-il ?

 

Cofinancée par l’Etat et la municipalité, la MOUS est un plan qui mobilise plusieurs types d’acteurs pour favoriser l’intégration des populations roumaines et bulgares sur le territoire. Lancé en mars à Toulouse, l’ancienne municipalité avait choisi le CATHS (un groupement d’intérêt économique qui regroupe notamment le CCPS, une association lyonnaise l’ARTAG qui intervient auprès des gens du voyage et un cabinet d’architectes) pour travailler sur le sujet et proposer des « solutions concrètes, liées à l’habitat notamment », explique Emmanuelle, salariée du CCPS (Comité de Coordination pour la Promotion et en Solidarité des communautés tziganes). Elle n’en dévoile pas trop car les conclusions de la MOUS n’ont pas encore été transmises à la municipalité.

Une rencontre s’est déjà tenue avec la nouvelle équipe municipale en juin dernier. Une autre réunion est prévue le 3 octobre prochain pour aborder les différents projets pensés par la MOUS. Contacté, Daniel Rougé, adjoint en charge de la solidarité, préfère attendre cette échéance avant de s’exprimer sur les solutions qui seront adoptées.

L’enquête menée par la CATHS révèle en tout cas des chiffres alarmants sur la situation des Roms à Toulouse :

1240 roms sont recensés, dont 750 adultes. Parmi ces derniers, 5% travaille de manière déclarée (salariés ou auto-entrepreneurs) ce qui représente moins de 40 personnes au total. En outre, une vingtaine de personnes ont été identifiées comme travaillant « au noir », dans l’agriculture, le bâtiment ou l’entretien ménager.

L’insertion professionnelle des Roms est aujourd’hui quasiment au point mort. Le CCPS dispose de salariés qui travaillent exclusivement sur cette problématique. Ils aident à l’inscription à Pôle emploi, à réaliser les CV, ou à orienter vers des formations. « Un travail de fourmi car on manque de bénévoles», lance Germain Clément, coach de l’insertion professionnel au CCPS (et trésorier de l’association). L’association œuvre également à la scolarisation des plus jeunes, le seul moyen de favoriser  l’intégration de la prochaine génération.

 

Pour en savoir plus :

Retrouvez le dossier de la semaine : « Intégration des Roms à Toulouse : parcours impossible ? »



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