Réunion des familles centristes ; Une nouvelle période s’annonce

La réunion de quatre familles centristes à Toulouse et en Haute-Garonne, le mois dernier, a marqué le coup d’envoi d’une nouvelle période. Les bureaux du Parti Radical, d’Alliance Centriste, du Nouveau Centre et de la Gauche moderne ont mis leurs forces en commun, créé des synergies ; ils s’impliqueront, ensemble, dans la campagne des cantonales. C’est un fait nouveau, mais aussi un plaisir et une nécessité absolue. L’heure est venue, à quinze mois de la prochaine élection présidentielle, à un mois et demi des élections cantonales, à sept mois des élections sénatoriales, de nous retrouver, de refonder notre famille.

 
Nous avons de vraies raisons de faire mouvement. D’abord, parce que, isolés, nous sommes condamnés, au mieux, à ne faire que de la figuration, au pire, à disparaître. En second lieu, nous portons les mêmes valeurs. Nous sommes peu enclins au bonapartisme, et nos valeurs sont attachées à une double exigence de liberté et de justice sociale. Au surplus, nous proclamons notre conviction que seule l’Europe peut nous permettre de réguler l’économie et la finance. Enfin, les uns et les autres, nous ne cessons d’appeler au rassemblement. Nous prendrions un risque mortifère si nous restions plus longtemps isolés. Le Centre, donne ici, à Toulouse, une meilleure image de la poli- tique. Ce que nous sommes en train de réussir sur le plan local, grâce à l’initiative du Parti radical valoisien, trouve écho dans notre stratégie au plan national. D’où l’idée de la Confédération du Centre, réunissant dans un premier temps Alliance Centriste et le Nouveau Centre, en attendant que d’autres nous rejoignent. Mais l’exemple toulousain est prometteur… Attendons le printemps…
Avec Alliance centriste, nous avons posé trois conditions pour la refondation de notre famille. La première, fondamentale, exige que nous nous soyons indépendants de tout autre parti. Ce qui n’exclut pas, bien sûr, des alliances de gouvernement, dès lors que les programmes d’action sont convergents, tant au plan national que local, au sein des assemblées territoriales.  
La seconde condition est de ne jeter aucune exclusive. Tous les centristes indépendants sont appelés à prendre part à la refondation de la “maison commune”. Il ne saurait être question de frapper a priori qui que ce soit d’ostracisme. Nous n’avons pas les moyens, à Toulouse et en Haute-Garonne moins qu’ailleurs, de laisser une partie de nos forces au bord du chemin.

 


Enfin, la troisième condition est bien de nous placer au centre, sans autre connotation, de droite ou de gauche. C’est pour cela qu’au soir du premier tour de la prochaine élection présidentielle, notre candidat, s’il ne peut se maintenir au second tour, devra discuter avec chacun des deux candidats restant en lice pour le second tour.
Dès lors que ces trois conditions seront satisfaites, Jean Arthuis sera prêt, avec tous nos amis d’Alliance centriste, à prendre place dans le projet de confédération dont il aura pu, avec Hervé Morin, arrêter les grandes lignes. Il restera à finaliser le mode de gouvernance de cette confédération, dont la tâche sera d’étudier le projet et de délivrer des investitures au nom de notre nouvelle “Union du centre”, et de décliner cela sur le terrain. Nos militants, nos électeurs ne comprendraient pas que nous jouions la carte du chacun pour soi.
Lors de la réunion des dirigeants d’Alliance Centriste à Paris, mercredi dernier, où nous étions bien sûr présents, le prochain scrutin cantonal a été analysé, notamment la position de l’Alliance au second tour dans le cas où nos candidats ou nos alliés ne seraient pas qualifiés. Dans la même ligne que pour l’échéance présidentielle, Jean Arthuis a demandé que les fédérations départementales statuent elles-mêmes et se rallient au porteur du projet le plus en phase avec le nôtre.
Depuis la réunion du mois dernier, nos échanges sont réguliers, positifs et constructifs. Nous participons aux cantonales, sur le terrain, par des soutiens, pour l’instant à cinq candidats, et par notre action et notre volonté obstinée de rassembler, enfin, tous les Centristes. Ce sera aussi la condition de la reconquête de Toulouse et de la Région.

Jean-Marie Belin
Président et les membres du bureau d’Alliance Centriste de Toulouse et de la Haute-Garonne




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