République de Centre-Afrique ; Le Meilleur se construit aujourd’hui…

A l’occasion d’un voyage à Bangui, capitale de la République Centrafricaine et ses environs, je vous transmets quelques impressions et commentaires qui n’engagent que moi concernant ce séjour.

 
La République Centrafricaine, pays millénaire, terre de légende où les habitants ont un sens inné de l’hospitalité.
Les richesses de ce pays sont énormes, pétrole, diamant, minéraux, terre agricole, bois précieux… L’étendue de la superficie du pays représente environ la France et la Suisse réunies avec une population de cinq millions d’habitants environ. La grande majorité des citoyens habite la capitale et ses alentours.
Les villes les plus importantes sont Bangui la capitale, Bimbo, limitrophe de Bangui puis Berberati, Carnot, Bouar, (Birao au Nord de la République Centrafricaine) limitrophe du Tchad et du Soudan. La langue officielle est le français pour l’administration et la langue nationale est le sango.
Les religions du pays sont représentées par la grande majorité des protestants 50 % à 60 %, puis par les catholiques, 30 % de la population. Les musulmans quant eux représentent 10 % de la population. Ce qui peut paraître dommageable, c’est un tourisme quasi embryonnaire, alors que le pays a tous les attraits pour favoriser une belle expansion, adossé qu’il pourrait être à des richesses naturelles et des paysages exceptionnels, d’une rare beauté sauvage comme peuvent l’être les chutes de Bouali à proximité de Bangui. Mais aussi les parcs nationaux qui abritent plus de 500 espèces d’oiseaux : aigles, vautours, pélicans et autres sans oublier une faune à vous couper le souffle : antilopes, buffles, éléphants, gorilles, hippopotames, léopards, pythons…

 


C’est un pays enclavé au centre de l’Afrique entouré par le Cameroun, le Tchad, le Soudan, la République Démocratique du Congo (Zaïre) et le Congo Brazzaville d’où les difficultés pour l’exportation et l’importation dues aux taxes et aux frais de transport. Le pays est gouverné par le Président de la République François Bozize qui pas à pas, reconstruit le pays. Les prochaines élections présidentielles auront lieu premier ou deuxième trimestre 2010.
En outre, ce pays souffre à l’extérieur d’une image inégale en grande partie tronquée par des médias peu soucieux de vérités et plus enclins à révéler les mauvaises nouvelles dont ils nous informent régulièrement. Ils prennent peu cas de la vérité qui propose pourtant au quotidien un développement important de ce pays qui se transforme et s’organise de mieux en mieux. De fait l’insécurité tant dénoncée par certains n’est pas plus importante en République Centrafricaine que partout dans le monde. Bien sûr la vie y est difficile, mais chacun trouve une petite occupation qui lui permet de mieux vivre.
Pourtant le problème le plus important à l’heure actuelle, c’est la santé ; aussi les ONG sont des acteurs incontournables du développement pour pallier à ces carences mais pas à n’importe quel prix. Car nombre de ces ONG ont des frais de fonctionnement disproportionnés au regard de l’argent destiné réellement à ces dons et donc au détriment de leur vocation première.

 

Des raisons d’espérer un mieux vivre…

Pour changer de chapitre, j’ai quelques interrogations et réflexions qui me viennent à l’esprit. Les terres agricoles à aménager, ainsi que les autres secteurs économiques de la République Centrafricaine attirent toujours plus d’investisseurs étrangers et comme toujours, parmi eux quelques prédateurs. De fait, ils agissent rarement au bénéfice de la population locale qui semble laissée pour compte, d’où des risques sociaux que le phénomène implique. Car peu de contre parties accordées au pays hôte en terme d’emploi, de construction de routes, de réalisation d’infrastructures et autres équipements.
Ces investisseurs devraient faire preuve de transparence vis-à-vis des populations locales concernées ; car un petit producteur peut craindre une main mise des étrangers sur ces terres. Ceci est aussi valable dans tous les secteurs économiques.
L’exportation doit se développer car c’est un moteur économique incontournable, mais d’une façon contrôlée et équitable pour le pays. Non à sens unique pour enrichir des investisseurs et des multi nationales peu scrupuleuses. Car on le dit peu, mais l’Afrique de par ses richesses, joue un rôle important dans l’économie mondiale. Ce que l’on peut lire entre les lignes, trop d’ingérences en Afrique de la part de tous les pays dits riches. La France peut y jouer un rôle important et y trouver matière à créer dans ses partenariats, des raisons de juste milieu par une clarification de sa politique qui pourrait lui donner quitus des erreurs du passé et devenir à ce titre un porte-parole privilégié.

 


Je reste persuadé que dans quelques années, l’Afrique sera un continent incontournable en particulier la République centrafricaine de par ses richesses et sa culture. Mais cela passera par la révision de tous les contrats miniers et autres pour une meilleure gestion de ces richesses et son patrimoine.
Avant de terminer ce petit article, qui m’est tout à fait personnel et dont je voulais relater certaines de mes réflexions sur ce beau et merveilleux pays, j’ai eu le plaisir et l’honneur de côtoyer et converser avec Monsieur le Ministre Désiré Nzanga Kolingba, Ministre Chargé du Secrétariat Général du Gouvernement et des Relations avec les Institutions : un homme de belle stature, généreux et discret qui a su me transmettre l’amour qu’il a pour son pays et ses concitoyens. Je le remercie pour les moments privilégiés qu’il m’a fait vivre en me faisant découvrir la capitale Bangui.  
Rappelons-nous et méditons sur la devise de la République Centrafricaine : “Unité, Dignité, Travail”…

JC Lukomski


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