Rentrée scolaire ; Le Rectorat fait le point

A la veille de cette rentrée scolaire mouvementée, le Rectorat de l’Académie de Toulouse a répondu aux attaques des organisations syndicales avant d’évoquer les priorités et les nouveautés 2010.

 
Serein. C’est dans cet état d’esprit qu’Olivier Dugrip, Recteur de l’Académie de Toulouse et Chancelier des Universités a présenté les priorités ainsi que les nouveautés de cette rentrée 2010, qui se caractérise tout d’abord par une augmentation des effectifs d’élèves tant dans le premier (+1 660) que dans le second degré (+1 628). Et le Recteur d’afficher la couleur en cette période de contestation tous azimuts : «La rentrée est prête. Les moyens correspondent aux besoins».
Elles avaient donné lieu à l’exaspération des parents et à la création du site internet “ouyapacours”. Les absences de professeurs (moins de trois jours pour l’essentiel dans l’académie de Toulouse, d’où la difficulté de trouver aussi rapidement un remplaçant) sont dans le collimateur du Rectorat qui réaffirme son intention d’être «plus réactif» en la matière : «L’objectif est que l’élève ne soit pas livré à lui-même pendant ces absences», explique Olivier Dugrip, «Nous avons assuré cette année 25 % des remplacements de courte durée (- de 14 jours). J’ai demandé aux chefs d’établissements de reconduire cet effort car l’attente des parents et des élèves est forte». Le Recteur s’est également exprimé sur les exclusions, visiblement pour un peu tout et n’importe quoi dans l’académie de Toulouse : «On exclut pour les motifs les plus divers, comme l’absentéisme. Un comble !» s’exclame O. Dugrip, «La vocation du système éducatif, c’est l’intégration de l’élève et non son bannissement de l’établissement. J’y serai attentif».

 

Réponses aux enseignants

Mais le Recteur a également tenu à répondre aux critiques des organisations syndicales, en premier lieu sur les manuels scolaires des secondes. Dans notre précédente édition, ces dernières évoquaient notamment le changement des programmes entraînant l’obligation d’achat pour les familles de nouveaux manuels et par conséquent un coût supplémentaire à leur charge. «Les programmes de français et de math n’ont pas été modifiés. Les manuels sont les mêmes» indique O. Dugrip qui reconnaît par ailleurs des retards de livraison pour d’autres matières et assure que tout devrait rentrer dans l’ordre à la mi-octobre. Des livres mis en ligne gratuitement sur internet, en attendant mieux.
Autre sujet de discorde avec les syndicats : les non affectations d’élèves dans l’enseignement professionnel (ils seraient 430 pour 660 places vacantes). Pour le Rectorat, «Il n’y a pas de problème de sous capacité de l’enseignement professionnel en Midi-Pyrénées.»
Là où le bât blesse, c’est que l’élève ne peut pas forcément intégrer la formation de son choix. «C’est un problème insoluble» dit Olivier Dugrip, «On n’aura jamais d’adéquation parfaite entre l’offre et la demande. Notre système est trop rigide. Il faudrait plus de flexibilité dans l’affectation des enseignants et je ne crois pas que les organisations syndicales y soient prêtes». Sur le mécontentement autour de l’absence de formation des jeunes professeurs, le Recteur rectifie : «Ils bénéficient de l’équivalent de douze semaines de formation», réfutant l’idée du recours de certains stagiaires à organismes privés pour palier à cette carence : «Nous avons fait le nécessaire pour que les stagiaires n’éprouvent pas le besoin d’y recourir. Ces offres de services sont inutiles.»

Claire Manaud


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