Rentrée 2013/2014 ; Prêts pour la rentrée ?

Toutes les bonnes choses ont une fin ! Après les vacances, place à la rentrée des classes qui amène son lot de changements, hormis les nouveaux cartables et stylos. Rythme scolaire, projet éducatif territorial et autre lutte contre l’échec scolaire, autant de dossiers auxquels s’est attaqué le gouvernement. Mais leur mise en place ainsi que leur nécessité ne font pas forcément l’unanimité. Etes-vous prêts pour la rentrée ? Séverine Sarrat et Marie-Agnès Espa vous proposent un tour d’horizon pour aborder au mieux la reprise.

 

Cartable sur le dos, crayons bien taillés et cahiers encore vierges, les écoliers sont fin prêts pour effectuer leur rentrée scolaire. Et celle qui les attend sera légèrement différente de la précédente, puisque Vincent Peillon, ministre de l’Education nationale, a concocté tant aux élèves qu’à leurs professeurs, un retour sur les bancs de l’école quelque peu controversé. En effet, les réformes annoncées par le ministère, notamment celle de la modification du rythme scolaire, trouvent écho « sur le terrain », auprès des parents d’élèves comme des professeurs, car, finalement les écoliers eux, sentiront-ils la différence ? Du côté des familles, il semblerait que les questions restent plutôt pragmatiques : « mon enfant bénéficiera-t-il d’une solution de garde pendant mes heures de travail ? De quelle manière sera-t-il pris en charge ? Et par qui ? » Mais pour les professeurs des écoles et les enseignants du primaire, « rien ne va véritablement changer pour les enfants et surtout pas à Toulouse ! », constate celle que nous appellerons Thérèse, professeur des écoles toulousaine.

Concrètement, Toulouse, qui avait été désignée ville pilote pour tester la semaine d’école de 4.5 jours, ne subira finalement pas de tremblement de terre administratif, « il ne s’agit que d’une simple continuité, l’officialisation d’un système qui existait déjà », confirme Thérèse. Ainsi, 547 écoles de Haute-Garonne appliqueront ce nouveau rythme scolaire dès la rentrée 2013, soit 73% des élèves concernés. Pour ainsi dire, peu de communes du département restent réticentes au système et pour cause… Pour Thérèse, « il ne s’agit là que d’histoire de politique politicienne ! Selon la loi, les maires étaient censés prendre une décision en concertation avec les enseignants et les parents d’élèves quant à l’application de la réforme, mais dans les faits, ils ont décidé seuls ! » Ce qui a pu faire pencher la balance ? Les 50 € par élève alloués aux mairies qui passeront à la semaine de 4.5 jours dès 2013. Ces fonds devraient ainsi permettre aux communes de financer les activités périscolaires qui pourront être organisées dans le cadre d’un projet éducatif territorial (PEDT). Elaboré par les collectivités territoriales, ce dernier contribuera à la mise en commun, à la construction d’un projet pédagogique cohérent.

 

Selon le Ministère de l’Education Nationale, la progression du coût de la rentrée scolaire par rapport à 2012 est de 0.3%.

 

 « Il ne s’agit là que de bricolage »

Mais pour Thérèse, tout ceci n’est que poudre aux yeux : « Tout ce que je vois dans cette nouvelle loi, c’est que les collectivités territoriales récupèrent encore plus de compétences en matière d’éducation, d’ailleurs je l’appellerai « la loi de décentralisation scolaire ». » Son inquiétude réside essentiellement dans la nouvelle organisation que nécessitera la réforme qui implique la transformation de l’Aide personnalisée (soutien scolaire en petits groupes) en Activités Pédagogiques Complémentaires (APC). En soit, seule l’appellation change mais en réalité « nous ne disposerons que de 2h par semaine (au lieu de 3 jusqu’à présent) pour effectuer le suivi des élèves. On nous demande donc de renforcer cet accompagnement pour lutter contre l’échec scolaire tout en réduisant les plages horaires durant lesquelles nous pouvons prendre les enfants en soutien. » Et de rajouter : « Ces réformes sont élaborées par des technocrates qui n’ont aucune conscience des réalités du terrain ! » Selon elle, « il ne s’agit là que de bricolage » car ce soutien scolaire pourrait être effectué en continu, tout au long de l’année si les classes étaient moins surchargées. Pour remédier à ce problème récurrent et constamment dénoncé par le corps enseignant, le gouvernement a annoncé la création de 3 000 postes en primaire, dont plus d’une centaine sur l’académie de Toulouse comme l’avait promis le rectorat en début d’année 2013. Ces derniers seront répartis sur les classes élémentaires et maternelles. Et si, jusqu’en 2006, les petites têtes blondes de 3 à 6 ans ne faisaient pas partie intégrante du « primaire », ce n’est désormais plus le cas. Plus, la maternelle disposera désormais d’un cycle à elle seule. Ainsi, même si elle n’est pas encore obligatoire, l’école dès trois ans est prise en compte. « Cela serait une réforme de fond », s’exclame Thérèse, « car il est très important pour un enfant d’acquérir la notion de partage, de sociabilité, de respect des règles avant l’arrivée au CP. La maternelle permet cet apprentissage indispensable. Un enfant qui mettrait les pieds pour la première fois dans un établissement scolaire à 6 ans serait complètement déstabilisé, et avant même de penser à lui apprendre à lire ou à écrire, il faudrait lui enseigner la vie en société. »

A Toulouse le système était déjà en place

 Les maternelles semblent désormais une préoccupation gouvernementale puisque les changements annoncés font état d’une relance de la scolarisation des moins de trois ans, notamment dans les zones défavorisées. Dans cette optique, l’opération « plus de maîtres que de classes » devrait voir le jour. Le principe en est simple : faire intervenir deux enseignants dans une même classe pour travailler plus individuellement. Si sur le papier, l’idée semble intéressante, elle restera difficile à appliquer comme en témoigne Thérèse : « Ce serait intéressant à mettre en place mais personnellement, je n’en ai pas entendu parler dans mon établissement et je doute que toutes les écoles puissent utiliser ce dispositif. Encore une fois, si les effectifs étaient réduits à moins de 20 élèves, un tel dispositif ne serait pas utile car nous pourrions effectuer du cas par cas ! »

Mais toutes ces nouveautés ou ces projets mis en branle ne semblent pas convaincre. Pire, ils deviennent rengaine au fil du temps : « Chaque ministre de l’Education nationale souhaite marquer son passage au ministère de son empreinte et se croit obligé d’engager des réformes. A peine a-t-on le temps de s’habituer à un système qu’on nous demande d’en changer », explique Thérèse. Pour les parents, « finalement, cela ne bouleverse pas grand-chose. Même, cela nous arrange puisque nous n’aurons plus à nous creuser la tête pour trouver une nounou pour le mercredi. » Ainsi, si certains prennent réellement les réformes telles que le gouvernement souhaiterait les faire entendre, notamment en termes de bien-être de l’enfant, d’autres  ne se formalisent pas. « Il est vrai que pour la plupart des parents, le jour de classe supplémentaire ne représente qu’une garderie gratuite », confesse le professeur des écoles. Est-ce là la volonté première de ces réformes ?

 

 

Pour une rentrée en pleine forme

Prolonger les bienfaits de l’été

De retour de vacances, bon nombre de personnes se sentent reposées, détendues. La reprise du rythme métro-boulot/école-dodo est bien souvent vécue comme une contrainte et engendre fréquemment ce que l’on nomme la déprime automnale. La fin des vacances ne doit pas être obligatoirement synonyme de l’arrêt des activités que vous avez pratiqué durant les congés, continuez à prendre du temps pour vous promener au grand air, d’aller à la piscine avec les enfants…

Le sommeil, l’incontournable allié

La rentrée reste une période propice au stress et le changement de rythme à la fatigue, pour les grands comme les petits. Pour être en forme, le meilleur allié est et restera le sommeil ! Il est donc capital d’en privilégier la qualité et la quantité en se couchant à heure régulière, s’aménageant un cocon douillet et rassurant, aérant correctement la chambre…

Les vitamines et huiles essentielles du moment

Pour vitaminer votre rentrée, abusez des fruits et des légumes, qui cette année (suite aux conditions climatiques du printemps), arrivent plus tardivement qu’à l’accoutumée. Envisagez aussi une cure de vitamine pour préparer votre corps au premier froid et booster vos défenses naturelles, vous éviterez ainsi plus facilement les « virus de la rentrée ». Autre allié de taille pour les cours de récréation et son célèbre fléau capillaire: la lavande ! En plus de ses qualités apaisantes, elle est aussi un répulsif pour les poux !

 

Vive les vacances !

Toussaint : du samedi 19 octobre au lundi 4 novembre 2013

Noël : du samedi 21 décembre 2013 au lundi 6 janvier 2014

Hiver : du samedi 1er mars au lundi 17 mars 2014

Printemps : du samedi 26 avril au lundi 12 mai 2014

Eté : à partir du 5 juillet

 

Check-list

Photos d’identité

Certificat médical

Assurance scolaire et responsabilité civile

Produit ou les huiles essentielles anti-poux

 

 

 

 



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