Régionales ; Le PRG Thierry Deville rejoint Brigitte Barèges

Tollé à trois mois des régionales de mars 2010. Le président du Cercle des Radicaux de gauche du Tarn-et-Garonne a annoncé jeudi dernier en conférence presse son choix de rejoindre Brigitte Barèges, chef de file UMP-Majorité.

 
Trois mots qui en disent long sur son état d’esprit. Jeudi dernier à Montauban, l’avocat Thierry Deville, élu d’opposition au conseil municipal, président du Cercle des Radicaux de gauche du Tarn-et-Garonne et ex numéro 3 de la liste PS-PRG aux dernières élections municipales de la ville, s’est officiellement engagé aux côtés de Brigitte Barèges dans la course aux régionales. Un choix, explique-t-il qui a été dicté par «la cohérence, la modernité, et le projet» que portent ses anciens rivaux. «La cohérence, par la proximité qu’entretient Thierry Deville avec les Radicaux valoisiens de Jean-Louis Borloo et la distance avec le Front de gauche, allié de Martin Malvy ; la modernité parce qu’il s’agit de faire bouger les lignes ; le projet parce que le plan de relance de l’économie régionale proposé par Brigitte Barèges lui paraît seul en mesure d’affronter les difficultés liées à l’actuelle crise économique qui frappe des entreprises régionales comme Molex ou Bouyer.» Concernant ce dernier dossier, l’avocat s’est d’ailleurs dit «frappé de l’inertie» de l’actuel Président de région.
Afin d’expliquer sa décision de quitter les Radicaux de Gauche, Thierry Deville s’est exprimé par courrier aux militants PRG du Tarn-et-Garonne. Ne mâchant pas ses mots, il y juge le parti «archaïque», «statique», «incohérent», avec une petite touche d’ironie : «force est de constater aujourd’hui que si l’on demandait à un architecte de construire la maison du bonheur des Radicaux de Gauche, la salle d’attente en serait à l’évidence la plus grande pièce.» Et plaide pour un sursaut de dynamisme : «Fort de cette liberté retrouvée, je vais essayer au niveau qui est le mien, de faire bouger les lignes, pour que notamment les valeurs de justice sociale, de tolérance, de démocratie, de modernité, de fraternité, de liberté et d’économie régulée aient un sens».
Pour Brigitte Barèges, «cette décision courageuse est un coup dur pour les radicaux de gauche et les socialistes qui commencent à voir leur citadelle se désagréger petit à petit.» Reprenant l’exemple d’une nouvelle manière de faire de la politique, donné par Nicolas Sarkozy, la tête de liste UMP s’est en même temps empressée de rassurer les militants qui ne voient pas forcément cette alliance d’un bon œil : «L’ouverture pour moi ne peut se faire qu’avec des personnes constructives qui acceptent de nous rejoindre autour d’un projet. Nous le savons, si nous voulons gagner au mois de mars, nous avons besoin d’additionner tous les talents». Thierry Deville est ainsi désigné tête de liste départementale ; un poste donné pourtant, pas plus tard que la semaine dernière, à Valérie Rabassa, Maire de Montech.
Au lendemain de ce nouvel imbroglio politique, le Parti Radical de Gauche parle de trahison, de manquement à l’éthique et demandait ce lundi la démission du Conseiller municipal tarn-et-garonnais. Affaire à suivre…

Claire Manaud


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